06.01.2008

Si tous les dédés du monde…

Le tabac ne passera plus. Si, si, l'Etat, fort d'une tendance mondiale, inaugure l'année en grandes pompes, par sa mesure phare, de si longtemps claironnée. La situation est maîtrisée. De son pc de commandement, la commandante en chef, dès le premier jour ne craint d'affirmer que le pays est sous contrôle. Rien à signaler du coté des troquets, la mesure passe bien. Paradis du tout va bien et du corps sain. Le mondain de Voltaire (au sens de celui qui vit dans le monde) et son "coeur très immonde", se voit contesté un plaisir ou plutôt compté au plus juste. Rousseau et son contrat extensif gagne ainsi un point dans cette bataille de si loin commencée. Tu ne fumeras qu'en tête à tête avec ton vice, un peu comme quand t'as commencé dans les chiottes à la turque de quelque collège ou lycée, jouant à pas vu pas pris avec quelque surgé qui ne s'appelait pas encore du nom plein de promesses, de conseiller d'éducation, bigre!

Merveilleux papa que cet Etat au grand eux, qui piste en tous lieux, mes déviances pour mon bien. Comment ne lui en serais-je pas gré à ce pater nostra partout présent. Non, non, n'avale pas ce gâteau, il est trop chargé de corps gras non identifiés, où se logent de vilains gènes manipulés par de vilains apprentis-sorciers, des gênes baladeurs quand les autres bien sûr restent fixes, au garde à vous, bien à leurs places attitrées de gênes comme il faut.

C'est si vrai que le moustachu, lequel devrait faire ses jours au cachot comme tout le monde, démarre une grève de la faim, contre les OGM, je rentre pas dans le détail, c'est son fond de commerce au gaulois: l'épouvantail à vapeur. Les grands comptes ont compris et se développent en des eaux moins saumâtres.

Bon, pour l'instant, on en est au tabac, formidable machine à encaisser du pognon, à laquelle j'ai largement contribué, que je me demande comment, ne serait qu'en cette considération d'une taxation parmi d'autres, je ne dispose encore d'un confortable portefeuille d'actions. No pasaran, vilains fumeurs. Désormais, même plus un troquet pour accueillir ton vice, fumeur tu resteras dehors en ce pays de grisaille où le beau temps n'est tout de même là tous les jours. Tu t'enroueras d'autant plus, botte secrète de la mesure. Bienvenue au paradis des fumées claires à défaut d'idées lumineuses.

Bon, l'herbe à nicot, même infusée de multiples saveurs chimiques d'autant du reste dangereuses, je sais bien, c'est pas terrible. Qui ne le sait, la gorge chargée, quant au petit matin, il fonce au tabac, premier lieu connu dans bien des endroits. Le petit noir, la première clope, les premiers mots, tout un monde, un petit théâtre, que nos grands chastes abonnés à d'autres plaisirs plus coûteux, proclament à présent persona non grata, en tout lieu abrité, à moins qu'il ne dispose d'installation coûteuse genre bulle de verre avec extracteur ou que l'on ne soit chez soi. Mais ne doutons pas que les adeptes du DD (Développement Durable, si, si, on a déjà simplifié, c'est formidablement tendance… une vraie matrice à bureaucrates) viendront un jour à décréter qu'il faut inspecter les murs de nos demeures privées, y pister les traces rédhibitoires de nos passions coupables. On verrait des annonces locatives, du genre, fumeur s'abstenir. Mais non Ducon, cet arbre là, aussi doué sois-tu, tu n'en auras jamais le secret, et il n'est pas dit que choisir sa vie, c'est vouloir régimenter celle d'autrui. Mais non Ducon, t'es encore mortel, et tu sais ces villes où ont accouru tous les dédés du monde, comme il y avait ici plus à vivre, plus d'offre de tout en quelque sorte, elles sont dangereuses, le resteront quoi que tu fasses. Et toujours un jour tu mourras.

Bon d'accord c'est invasif la fumée du tabac, ça vient déranger le voisin qu'y est pour rien, ça veut rien savoir des frontières sanitaires. J'en sais quelque chose, comme bien avant de m'adonner à une longue cure de plus de 20 ans, j'humais les gauloises et les royales familiales. Mais je crois que j'aurais mitraillé qui que ce soit qui fut venu alors interdire ces plaisirs coupables à mes pauvres parents. Pas touche à nos habitudes, non qui rime pour ceux qui oublient la langue, faute parfois aussi de l'avoir rencontrée, avec habit, habitat, et où l'on trouve l'origine hébraïque, beth.

Que de temps il me fallut, pour virer les clopes de mon quotidien, que de tentatives, avant que, il y a plus de dix ans, je passe à la séquence suivante. Pas besoin de faire un dessin au fumeur, il mesure mieux que d'autres le ratio plaisir-aliénation de son addiction. Mais ça le regarde, c'est son affaire. Le bon curseur serait donc pour ce qui est de son choix, qu'il en assume les conséquences au plan de sa santé, et que par contre, l'Etat cesse de surtaxer la cigarette et autres expédients qui aident à vivre parfois ceux qui ne savent toujours si vivre ce n'est pas au fil des jours, toujours un peu plus mourir. Pas son affaire à cette machinerie platonicienne. M'enfin, tant qu'elle le sera, ce sera précisément sa principale affaire de se préoccuper des autres, vieux fonds de commerce, toujours rentable, et d'autant mieux en temps de crise, le seul qui progresse du reste alors.

Pour les voisins, les cafés, restaus et autres lieux recevant du public, n'étant des lieux publics que par l'extension de la prérogative étatiste, il suffisait donc de laisser à la libre appréciation des gérants et propriétaires de ces lieux, sans entorse à leurs droits propres, le choix de signaler que ces lieux sont où fumeurs, non-fumeurs, ou non-fumeurs et fumeurs en lieux séparés. En quelque sorte ne pas prendre les dédés pour des cons, sous prétexte de la nouvelle marotte à relents eugénistes, par laquelle la France entend toutes griffes dehors, préserver sa part de marché à coups de grenelle et de chants du coq.

La tendance no smoking est certes mondiale, et l'on ne pourrait convaincre des bienfaits sanitaires de l'herbe à nicot, mais de quoi rêve t-on? L'addiction tabagique, que cache t-elle, ne faudrait-il pas s'occuper d'abord de libérer les possibles, et donc de se faire oublier? Bon nombre d'addictions ne se développent sans doute qu'en compensation de manques et autres stress, et prospèrent d'autant en un monde peu ouvert. Et puis la nature façon Rousseau, c'est d'un fantasme introuvable. Laissez chacun s'arranger avec sa vie et sa mort est la plus sage raison à adopter de prime abord. Pas commencer par prendre la décision à sa place, à ce bébé de dédé!

Ainsi, ceux qui en une campagne par exemple, ou dans le quartier, fument le soir venu, au bistrot du coin avec les potes et quelques copines, éliminant le jour de par leurs activités à forte dépense physique. Ils connaissent d'autres dangers, du coup de froid à la multitude des accidents possibles. Et c'est partout, à tout instant, pour tout un chacun, pareil. La vie est dangereuse et c'est aussi l'un de ses plaisirs, n'en déplaise aux éthérés de la casquette.

Mais le plus vieil état nation du monde, l'absolutisme chevillé au corps, entend gouverner les citoyens, comme autrefois, le roi, les serfs. Tu ne fumeras pas procède ainsi de quelque jurisprudence du "tu ne tueras pas".
Et s'il y a ici de la vérité, mais n'est-ce pas d'abord à chacun d'en faire l'épreuve, en son temps?
La réponse frenchie est elle sans place pour le dédé, éternel irresponsable qu'il faut commander. "Chef, la situation est sous contrôle, plus un troquet enfumé", claironne la patronne reliée par tous ses fils à tous les tripots du pays. Manichéisme du tout ou rien: on garde le roi ou bien on lui coupe la tête, pas moins. Qu'il puisse y avoir, telle autre solution mieux en nuances, ne semble ainsi jamais effleurer ces thuriféraires de notre merveilleuse efficacité étatique.

Un juste milieu ainsi aurait été au moins de s'inspirer des dispositions de la loi belge, ouais s'inspirer d'un tout petit, si, si…. Les établissements réalisant moins de 30% de leur CA en restauration, peuvent y maintenir des zones fumeurs. Mais ici on préfère toujours le tout ou rien. "La cour" décide, le peuple guidé par les hérauts médiatiques se doit d'acclamer. Logique du tout ou rien qui ne laisse aucune place aux personnes physiques et s'époumone autour de ses fumeuses personnes morales.

Quant à la tendance eugéniste, elle va avec les autos congratulations narcissiques qui de partout affluent, pour célébrer nos importances. L'Homme ou l'autre homme? (celui que l'Etat ne peut qu'ignorer, ne connaissant jamais que l'anonyme identité et le chiffre dans la série, ) c'est à dire celui-là qui a visage et nom propre, auquel je peux parler, avec lequel je peux convenir de l'ajustement de nos libertés. Certes, il faut au mieux repousser au mieux la mort, et choisir la vie, mais n'est-ce pas d'abord à chacun que cela incombe?
Seul gage du reste d'efficacité, je ne fais bien ce qui me concerne que si j'en suis pleinement responsable.

Doit-on enfin n'accepter dans la cité que les parfaits, tendance lourde d'ores et déjà tellement là qu'on se sent parfois comme dans un désert (mais un désert sans le merveilleux bruissement des déserts) en plein Paris, pas chez soi, à charge pour les plus forts de déterminer qui est parfait?

Bon, il y a certes un problème de santé colossal, et du fait de la diffusion des fumées qui ne peut concerner que le seul fumeur, sans compter les conséquences en termes de santé, mais cette logique prohibitive du tout au rien marchera mal.

Je n'aurai déjà la connaissance du pb, que je pourfendrais la DD, clope au bec, sans hésiter. Foutez au moins la paix aux dédés, non mais. Quant aux fumées, sûr que vos déplacements constants et d'importance en dégagent beaucoup plus, et pas moins nocives, au propre et au figuré.

Au fait le volet libertés, c'est pour quand?

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15.11.2007

Un droit fort sélectif

Entendons-nous bien. Il ne s'agit nullement ici de contester le droit de grève, constitutionnellement acquis, mais son dévoiement à des fins de troisième tour social, et au bénéfice d'une logique corporatiste, qui peut fort bien se maintenir mais sans puiser dans le porte-monnaie de tous pour ses petits privilèges, au final fort coûteux. On peut après causer, travail, pénibilité, répartition, tout ce qu'on veut, mais la cause de ceux-là n'est que bien peu défendable…  Je livre ce texte écrit il y a quelques jours, tel quel,sans l'élagage que je lui ferai subir probablement plus tard. Pas le temps pour l'heure.

 

On la chronique en avance depuis plusieurs jours, la semaine sera décisive: les grenouilles toutes à leurs exercices de musculation intempestive peut-être exploseront en vol, mais la comédie reprend. Ou plutôt l'un de ses actes aux contours éculés, dirons nous.

En celui là, l'on tente d'imposer, un coup de frein à la représentation légale, précédemment élue, car ce fameux troisième tour qui jamais ne tarde, a l'extrême onction des grandes causes. Là, s'affrontent deux conceptions de la démocratie, la première l'entendant comme représentative, la seconde comme populaire. En cette dernière qu'on aimerait voir tenir son rang puis enfin disparaître du côté des reliquaires, la rue, sorte d'immense fétiche aux contours incertains, la rue, est le maître mot des foules innombrables.

Et même lorsque les rangs sont clairsemés, l'on tape plus fort la chaussée, et ça fait du bruit, c'est ici aux échos qu'on compte les présences, ainsi démultipliées, Canetti l'a fort bien analysé. Les pains ne suivent qui confirmeraient le présage, mais l'on se sent légitimes face aux vilains méchants qui veulent nous spolier.


En, ce pays au logiciel centralisateur, les bureaucrates sont concentrés du coté de la capitale, corps de troupe pléthoriques pour d'autres messieurs en habit qui paradent dans les salons, et causent  en mots savants  de ce qu'il faudrait faire, en d'innombrables commissions et autres observatoires aux mœurs bien policées.

Ils sont, toute proportion gardée, parmi les plus syndiqués, quoique le taux soit plutôt faiblard même là. Quinze pour cents, ce n'est  tout de même pas pléthore. D'autres officient dans les entreprises publiques ou plus ou moins publiques. (Et puis c'est le désert syndical français, encore l'un des traits de notre si fameuse exception. )

Ainsi des chemins de fer, au  chiffre d'affaires subventionné; flux gracieux qui de notre coté  s'appelle "impôt et autres prélèvements obligés"  et sans lesquels le fameux résultat serait pour le moins calamiteux. D'autre part, les salaires différés que sont les retraites noieraient la barque France, mais pour la bienséance l'on a contingenté cet avenir colossal, loin des comptes officiels. Quant aux retraites servies, elles ne le sont que du fait d'un principe de péréquation qui veut qu'il y ait une solidarité entre les caisses, mais n'est entendue qu'en certains sens, d'autres interdits. La vache à lait du régime général compense ainsi le déséquilibre très spécial de caisses qui pour la plupart ont la fâcheuse tendance à piquer du nez quand ce n'est piquer dans la caisse… commune.

Nos  représentants du peuple autoproclamés, vont donc défiler une fois de plus, nous refaisant le coup de la procuration populaire. Mais on leur a rien demandé et surtout pas de nous faire supporter ces petits privilèges, qu'on devrait leur réserver.  Qui donc trouverait quelque chose à redire aux avantages consentis, si la gestion était autonome n'impliquant  les prévarications habituelles ? Mais personne, faîtes donc les  potes, vos avenirs très spéciaux…chiche! mais de grâce sans nous,!


Quant à la grève, parlons-en donc. Ce doit être un droit lié à certains emplois garantis, une sorte de ticket d'entrée pour ce type de comédie qui exempte de tout risque les protagonistes. Leur arme est immense, puisque cessant leur activité, ils tiennent en haleine le pays qui n'a quelque  concurrent à leur imposer. En bloquant les réseaux, ils arrêtent, retardent ou restreignent les flux de l'économie et nous prennent en otages.

Je ne reprends ici les chiffres édifiants connus, mais les situations défendues relèvent d'une logique  d'exception corporatiste. Encore une fois, nous n'aurions rien à dire, si les retraites en question ne grevaient les comptes du régime général, et plus généralement encore, n'annonçaient le doublement du déficit déjà constaté, à l'avenir. Mais dés lors qu'on entend faire financer par tous, les avantages de quelques-uns, devrions-nous benoîtement accepter cette drôle d'acception du partage et de l'égalité?

Par ailleurs, depuis près de trente ans que nous  "subissons" les transformations du monde moderne (et ce subir est surtout du fait de ceux qui, les freinant , les rendent d'autant malaisées pour ceux qui loin de les rejeter, voudraient toujours mieux les jouer et les assumer…), combien  d'entre-nous ont fait grève, ont eu en  quelque sorte ce loisir?
Bien peu, on le constatera aisément. Hors les emplois assurés des cercles concentriques autour de l'Etat, fonctions publiques et assimilés, entreprises publiques, entreprises privées vivant largement de commandes publiques, quelques autres  grandes  et moyennes entreprises, peu ont la possibilité d'exposer leur mécontentement par cette voie légale de la grève qui parfois fait voix. L'immense majorité de celles et ceux qui bossent du coté des services, quels qu'ils soient,  ne sont ni syndiqués ni en mesure de grévasser à loisir. Quant aux exclus de la manne, définitifs, partiels ou temporaires, ils ont toujours été la dernière roue du carrosse des centrales consacrées: rien à bloquer, que du malheur…

Dans deux jours, et plus si affinités, les pauvres cheminots et quelques autres maltraités défileront, bannières au vent, parlant du peuple et beuglant des slogans  aux relents crypto-marxistes. De jeunes cinquantenaires, fraîchement retraités, les pauvres, témoigneront de leurs misères d'un autre âge. Nous ne voulons croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes du coté de ces grands conglomérats, non plus que des administrations comme il y a là tant à changer: et un management moderne n'y sera tant l'ennemi du salarié que son principal allié, même si, pour ce faire quasi-miraculeux, de nombreuses cessions de conduite du changement seront  ainsi peut-être promises au CA brinqueballant de  mon hardie petite entreprise.

Mais ici, ce mouvement social comme ils l'appellent, le diffusant parfois même avec la délectation de leurs importances d'un autre temps dans les sonos des grandes gares et dans les couloirs venteux des métros poussifs, n'a qu'une acception bien particulière des sociétaires à défendre. Nul doute que des jeunes malléables et en manque d'inspiration, convergeront naïvement du coté des intérêts de leurs aînés papy-boomers, mais tout ce chahut ne fait un pays et  encore moins, est-on sûr, les intérêts du susdit et surtout de ses âmes, pas tout à fait mortes encore, quoique l'immobilisme confine parfois quelque peu à la tombe. Si un pays  ne se gouverne à l'évidence comme une entreprise, si d'autres critères plus subtils doivent ici être pris en compte qui ne fassent trop injure de certaine histoire  à ceux qui y ont cru, il n'en reste pas moins  que ces régimes dits spéciaux sont devenus inacceptables s'ils ne l'étaient dés le début. Le gouvernement doit donc tenir bon, et refuser de se laisser entraîner trop avant, dans le jeu de compensations malsaines, qui ne feront que ruiner encore mieux nos paniers percés, et autre porte monnaies virtuels de nos petits descendants.

Si tant est que l'on conserve à l'avenir un premier étage de retraite de base par répartition à envisager  de toutes façons bien autrement qu'à présent (système par points notamment, garantissant l'équilibre budgétaire du système et pourquoi pas écart maxi  réévaluable entre la plus forte allocation de retraite de base et la retraite minimale), ne doit-il pas relever d'une règle simple et unique, aisément assimilable?  Les acteurs publics et privés servant ce premier étage devraient être obligés à un équilibre de leurs comptes respectifs. Par ailleurs, les étages suivants, librement consentis par les assurés à leur gré,  devraient comprendre un  vrai système de retraite par capitalisation, les sommes pouvant être apportées à celle-ci étant défiscalisées en une très large mesure. Mais je ne veux m'avancer du coté des solutions, excellemment travaillées par certains, qu'il nous faudrait juste nous mettre en mesure de faire entendre sans caricatures, et idéologismes excessifs, comme l'expression d'un bon sens retrouvé, seul à même d'accompagner quelque nouvelle donne en ce champ comme en bien d'autres.

Quant à la grève, dont le droit ne sort grandit de pareils abus en chronique annoncée (il faudra donc une loi claire, simple et précise, encadrant comme ailleurs l'exercice du droit de grève dans les services publics, ou les entreprises bénéficiant d'un monopole de service public, avant démantèlement des monopoles…) quant à la grève, je propose que nous la fassions nous aussi en proportion du préjudice subi, du côté de nos tirelires. Et pour la rue, nous devons nous préparer déjà à répondre aux  petits imposteurs… avec toute imagination, talent, et à propos.

Les potes?! Plus que dix ans les potes, et vous aurez votre centenaire, si, si… du coté du Musée Grévin. Dix sept alors sera l'âge de raison, peut-être…

 

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25.10.2007

Gore-test

A défaut de cortex, passons notre gore-test

La France va devenir le premier pays en matière d'environnement, claironne JL Borloo, rencontrant Al Gore. L'outrance de ce dernier, instrumentant la cause climatique (on pourrait l'appeler comme cela avec quelque ironie), ultime raison des politiques pour s'imposer comme gardiens inéluctables de nos faibles consciences, est ainsi entérinée sur fond d'un calcul politique. La chaleur serait donc cause de guerres, et celui qui cherche à ralentir le soleil, un héros digne d'un nobel de la paix. Cervantès nous avait pourtant prévenu des prodiges du roman.

Je n'exempte bien sûr pour autant la frénésie surconsommatrice de l'homo-occidentalis et de ses suiveurs, mais avant que nous soyons les plus nombreux à nous tourner vers l'autre richesse, à l'allure épicurienne, encore faut-il que s'épanchent les compensations qui ont couru en tant de générations et en tant de lignées. On ne songe à l'environnement que devenus "riches", et il y a manière et manière pour ce noble souci.

Il n'y a donc certes à être irresponsable, et il faut se faire prospectif, mais je doute que ce soit au moyen de réglementations, de taxes, d'approximations et d'extrapolations hasardeuses, qu'on se mette en mesure de produire un mieux disant environnemental qui n'atteigne pas par ailleurs à nos libertés.

Comme nous ne pouvons en ce pays, sans doute élu des dieux, n'être autrement que premier, Pochtron 1er y va déjà de ses savantes planifications, annonçant par là une expansion du cancer bureaucratique qui ronge le pays, surtout de ses piètres résultats et de ses coûts prohibitifs. L'homme, au demeurant sympathique et plein d'entrain, n'en est pour autant à autoriser d'un blanc-seing.

Toyota et GM mettront bientôt sur le marché des véhicules à pile à énergie, quand nous sommes encore loin derrière en ce domaine, comme en tant d'autres. Voilà une réponse un peu plus conséquente que quelque protocole de Kyoto, riche en experts et famélique en résultats. Quant au couple entre le soleil et la terre, il suit son chemin en d'autres nombres et rigole un peu de tout le tintouin des humains, qui s'étant épris d'une saine mesure croient maintenant pouvoir maîtriser l'avenir, vieille affaire des idolatres.
 
Ainsi va notre si savant pays et sa pandémie primesautière. Je ne veux gager des intelligences égrenées en ce grand raout grenellois, mais  ces fameux gens de bien, forts gourmands du reste en dépenses fossiles, font surtout des parlottes et un surcroit de règles pour les autres. Fatigue, fatigue… A quand moins d'Etat déjà ? Pour Noël?

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26.09.2007

A quoi ça sert ? Va falloir rentrer…

Billet d'humeur (1) - série pamphlets et autres lignes…

Le pamphlétaire saisit, il ne ment pas en caricature tant qu'il met l'accent, lance la flèche.  

De l'aurore au petit matin après une aube activiste, et avant  la reprise tout au long du jour et des jours, pas de pb, juste que les imposteurs lachent prise et laissent faire, une exigence, un impératif, et on continuera à persifler…

Ces jours-ci, entre autres activités à flux tendu en bonne voie qu'il faut tenir tour à tour, comme se pose toujours la question, vais-je rentrer ou pas, vieille antienne… lassante à souhait quoique de connaissance ironique, ces jours-ci,  je relance notamment le réseau de cours que j'ai conçu, suite logique d'une activité de prof itinérant et autres préceptions es qualités à défaut de perceptions notables. Tout du moins fluctuantes: on ne m'apprendra rien question flexibilité, traverses, et autres arrangements par lesquels le service se fait quelque peu sinécure. "C'est vrai quoi! Ils ont le savoir, ils voudraient pas l'argent en plus?!".

Pour le s'avoir je ne sais pas, mais l'autre ingrédient on a appris de si loin à le compter, qu'on a somme toute un bon rendement de l'investissement. Alors ça varie d'un mois à l'autre. Nombre  d'universitaires, seraient bien en peine de fournir un tel rythme en souplesse et à propos, eux qui ergotent à vie, en bonheurs inégaux autour d'un champ labouré en tous ses grains. Modèle paysan qui a ses qualités comme ses impasses. L'homme du pré carré n'aime être dérangé, même lorsque son propos est révolutionnaire. Il enseigne la révolution, et même la libérale,-la seule qui ait été exclue tel le diable par sicko et con-sorts de notre petit jardin, patrie ingrate , mais se garde bien de la jouer. C'est qu'il y a des coups de froid, et on y perdrait l'univers, celui dont on est chargé de décrire un recoin. J'attends tout de même que les actes se mettent dans les pas des mots, je suis en droit au fond de l'attendre. Chiche, allons y. Ou si c'est à moi, alors ouvre les portes, allez ouvre, ouvre… tu ne fais que passer. 

Le réseau, ça prend tournure et pourrait fournir l'ordinaire (vous savez, c'est surtout pour ceux qu'ignorent: quand l'étau comme dans la Colonie pénitentiaire se prend pour une machine à graver. Le desserrer, impératif catégorique. Quant à Kant, louable paix perpétuelle…), ç'est conçu, tangible, concret, jouable, mais… Bah on tiendra,

Mais…quand même faut expliquer le mais, qui rend incertains les mets espérés, et l'étendue qui va avec, où l'exigence de pensée trouverai mieux les compensations qui peuvent l'accompagner et même la relancer… 

La société qui le porte, ce réseau (je perds pas le fil, je me balade, t'inquiète…) n'est pas mono-activité, ce qui fait que pour l'instant il n'est possible de déposer une demande d'agrément à la DDTE, ouvrant droit aux référencements et autres adoubements dont notre merveilleuse société française a le secret. Sans chiffre d'affaires préalable sur ce plan, difficile de se convaincre de créer une nouvelle société mono-activité pourvant demander l'agrément national prévu dans le dispositif CESU, enborlooriné. Car merveille des merveilles il faut alors prévoir de payer des charges, et sur ma présente société et sur la nouvelle rendue nécessaire par la bêtise législatrice de ces hommes à case encapuchonnés qui croient maîtriser l'infini. Que tu réussisses ou échoues, sûr que ça te coûtera deux fois plus cher. Et sans cet agrément, impossible de se faire référencer par le réseau d'acteurs surtout publics qui se sont greffés sur l'affaire, ou plutôt par dessus, dont La poste. Début du labyrinthe ici exposé.

L'accés aux professeurs présents sur la base CES-URSSAF était une fonctionnalité accessible simplement l'an passé. Trop simple, elle est  à présent innaccessible sans numéro  d'employeur à domicile. Pour une fois qu'il y avait un service du coté de l'urssaf…

Abrutissement français : le net est utilisé ici du coté du contrôle, pas de l'ouverture. La net administration, façon frenchie, c'est la reproduction en virtuel de la fringale paperassière, une vraie martingale!.  C'est qu'il y en a  tant à loger, et qu'en plus la jeunesse bien dressée à la pourponnière éternelle, en redemande, gourmande d'irresponsabilité. Ah notre bon vieux modèle: même engloutie la maison est française, déconne pas! Quelle allure! Du coté du Bench, on pourra tenter de refourguer virtuellement notre modéle éprouvé, ou "comment faire du réengineering à l'envers", en recasant le surnuméraire des départements informatiques universitaires. Et quelques autres égarés de bonne facture qui feraient mieux de dégager et de retrouver l'ambition. 

La manie réglementaire. Ainsi ce qu'on veut organiser (et forcément cette manie pompe de l'impôt) du coté des services à la personne, certes un gisement d'emploi et y'a du champ vu le désastre. Mais pourquoi contrôler par des agréments le marché (on peut certes s'en passer, mais vu que ces agréments ouvrent la voie à des référencements, à moins d'un budget publicitaire colossal… l'Etat crée ici une entrave à la libre concurrence dont mon petit réseau indépendant patit à un endroit et un autre), si ce n'est encore une fois pour le réguler, et donc redistribuer la manne vers ce haut du panier qui par la fonction politique se joue sans risques les entrepreneurs de salon?

J'ai un député dans le coin qu'est comme ça: il a une longévité de châtelain, se dit libéral, m'enfin, et enfile les acronymes autour d'un pôle d'activités qu'il fait financer par la collectivité. Passé maître es conférences en la matière. Je ne doute de son intelligence et de sa compétence, certaines par ailleurs, juste il n'a à usurper en quelque sorte le titre d'entrepreneur qu'il n'est pas. Mais comme il gère le containement de cités brulantes générées par les mêmes politiques publiques démentielles, les notables lui font de la lèche.

Ah le mot de "notables", j'y reviendrai sur ce mot, un vrai casus belli! Le socialisme et ses variantes, meilleur rempart protectionniste des nantis, voilà l'affaire, et pour les autres, l'os à ronger de l'égalitarisme bellant et ses impasses dont on sait du haut qu'elles en sont de bien corsées, et la compassion VIP des people pour le bon peuple qui le mate derrière la lucarne, sans plus même d'idées parfois, rivés aux cases attribués dans "la classe" , à vie décidée. Mais si c'est l'ambiance, t'as qu'à voir!               Sûr qu'alors, on finit par croire aux billevésées qu'on nous sert, si on n'a pas d'autres moyens, sons de cloche, si on reste entre blaireaux… Le bon prince rassure l'égo du franchouillard et écarte ces vilains petits canards qu'ont le toupet de claironner que le pays n'est guère en projet de paix perpétuelle… 

On confie à des boites immenses ou à des acteurs institutionnels le soin de sélectionner en lousdé les acteurs de ce marché. Retour au fil. Ce n'est pas dit mais c'est ce qu'il faut comprendre. Démence du holisme, que le plan Borloo a réitérée. Pourquoi donc un délégué départemental aux services à la personne?  Pourquoi même des DDTE, un ministère du travail, de l'emploi, tout le tintouin immense et nauséeux de l'Etat dévorant ? Et ces gens à statuts se jouant les statues et suçant le sel… 

Si l'on jugeait aux résultats les administrations et leurs services, il y a longtemps qu'un grand nombre d'entre elles auraient disparu du paysage. Bon vent! Mais ne rêvons pas à la Don Quichotte, (quoique Cervantès inventa ici le roman moderne, plage contre nos excès, et l'illusion féroce de l'imbécilité paienne).  

Il faudrait le dire, crever l'écran d'une voix urgente, mais hélas la plupart des impétrants soucieux d'apparaître en politique, d'où qu'ils viennent, caressent dans le sens du poil, cette géniale fonction publique et autres bons acteurs qui se servent dans nos poches pour le bien qu'ils nous veulent (volent) et dont ils sont seuls à connaître la recette. C'est que la famille est nombreuse et les prépas garnies des rejetons de la fonction. Je sais bien qu'il faudra habilement , comme on l'a fait partout ailleurs, racheter des droits, user si tant est qu'on s'engage vraiment dans une dynamique réelle de changement, de la carotte et du baton, mais de ce coté ci on a été tant carotté qu'il ne reste plus le plus souvent  que l'autre ustensile à nos poussées d'adrénaline…

Pour le reste, on est pas des bêtes, et on veut bien accompagner le changement, on y a certaines lettres… qui s'apprennent sur les chemins de courtilière, les fils dans le brouillard où quand même tu avances, et ces "histoires d'hommes et de mélancolie". Alors celui qui s'est sécurisé, on ne peut lui en vouloir, lui qui d'aussi loin de sa lignée en pointillé, connut l'incertitude des disettes agrémentée des ponctions du lion qui ne laisse rien ou si peu. On veut juste lui dire qu'une nouvelle fois il s'est fait avoir, je reste poli, et qu'il aurait tout à gagner de choisir ses ennemis, tout du moins dans l'espoir qu'ils ne deviennent que ses adversaires, et rien à perdre d'une liberté qu'on lui a si chèrement décomptée. Mais pour cela, je regrette les minots, faut du verbe, pas de la mollesse consensuelle bien léchée, pas de la vitrine nickel chrome qu'on se demande si c'est de la vie ou quelque clônage qui tenterait de se faire passer comme telle. 

Car ces génies de la bureaucratie… haut du panier nobiliaire d'état à l'abri des salons et des dorures parisiennes massivement diffusées, comme troupes roturières pléthoriques, ceux là ont déjà tout quand tu mesures l'étendue de la rapine par chez toi, par  l'exercice d'un flux tendu où le fil est toujours plus ténu. Cet exercice funambule m'a tant appris qu'au fond, no problem, je vais plus vite que bien des empanachés de la diplomite aigue, autre caractéristique de notre poulailler. Mais ces tocards font tout ce qu'il convient pour que surtout tu ne passes pas trop vite, ou plutôt pas du tout. Enfin ils essayent, si tant est qu'ils se soient jamais rendu compte de ta présence, harassés par leur haute fonction au service de la machine à graver. Voient plus, peut être n'ont jamais vu aussi, les visages : rien à envier ici mais ils trompent beaucoup de leurs "protégés" avec leurs simagrés. Quant à la subsidiarité, c'est un rêve que n'a jamais élu l'ile du coq. 

Cette manie de l'espoir tient cependant l'esprit éveillé et combattif.On fait ce qu'on peut.

Mais revenons aux questions pratiques, celles où en d'autres mots je coltine et souvent abime mon quotidien, plus qu'il n'en faut.

Le système de services à la personne mis en place en France, imbrique tous les acteurs et limite leurs marges  de manoeuvre et d'inventivité. Certes, au su de la pression fiscale, il est adapté, offrant maintenant en plus d'une déduction fiscale, un crédit d'impôt équivalent,  mais pourquoi donc l'offre de services à la personne et pour ce qui m'occupe de formation aux particuliers, doit elle passer par cette imtrication étatiste? Une fiscalité non confiscatoire, à base d'un impôt à taux unique, associé à un impôt négatif ciblé, permettrait de dégager dans le budget des ménages, les sommes nécessaires à l'emploi d'un salarié à domicile. Une réduction draconienne des charges par la libre instauration d'un vrai marché de la santé, augmenterait encore le budget disponible, sans nulle disposition complexe. Soutenir la demande des moins fortunés pourrait  alors faire partie alors d'une politique locale, choisie ou non. Et j'ai dans la besace nombre de solutions peu onéreuses. 

Le système actuel rigide notamment dans sa définition de ce qui doit être considéré comme un emploi à domicile, soutient certes la demande, mais contraint l'offre à un formatage. En quoi, ici comme du reste en ce qui concerne la formation professionnelle, devons-nous préserver le système existant ? 

Dans ce domaine comme ailleurs, il s'agit de changer de siècle et de paradigme, et de sortir la myriade "d'acteurs" publics des secteurs qu'ils ont investi et contrôlés dans la société civile. L'offre et sa diversité ne se développera qu'à condition de renvoyer l'Etat à un périmètre autrement décent. Quant à notre cher paradigme libéral, il faut pour en convaincre passer à tout autre chose que cette logique médiatique des passages de pommade et autres petits arrangements. Cette société reste infiniment guerrière, et la situation qui nous est faite s'y apparente trop souvent. La société des biens mis, sûre de son bon fait comme du temps des rois, c'est elle que nous devons aussi nous mettre en mesure de combattre. Pourquoi donc si peu de libéraux, alors que les comptes de tant et tant sont si remplis, si ce n'est que le traquenard étatico-socialiste, assure de son protectionnisme les rentes de situation de ces imbuvables "pousse toi de là que je m'y mette", si nombreux  en ce pays meurtri. 

Changer de paradigme, j'y reviendrai, c'est passer d'un modèle français, fermé, statique, contrôlé, et hyperhiérarchique au modèle mondialisé, ouvert, dynamique, confiant et en réseau interactif. Il reste certes en celui-ci de la hiérarchie, mais elle est mouvante, basée sur une économie des compétences elle même. Passer du cercle à la spirale.

Il a été souvent de bon ton, chez beaucoup infestés plus ou moins subrepticement par l'erreur marxiste, d'accuser les intermédiaires de tous les maux, et d'abord de ruiner les plus pauvres d'entre nous. Or en un marché conurrentiel, les intermédiaires sont eux-mêmes en concurrence, et leurs gains sont liés à de réels services rendus. La recherche de gains de productivité, n'est pas ce qui permet de répandre toujours plus un bien d'abord accessible à de rares quelques-uns. Bien mieux que les belles compassions tiers-mondistes qui laissent dans la panade les exclus…

Accusant les vilains capitalistes de prévarication, les bons socialistes et autres empapaoutés de cette déplorable erreur, se trompent en fait d'intermédiaires. Pour les plus roués, sans doute intentionnellement, mais la plupart n'y voient que du feu. Car il y en a bien qui se gavent de péages disposés aux détours des labyrinthes qu'ils imaginent: ce sont les hommes de l'Etat.

Le marché du service à la personne, n'a en fait nullement besoin de l'intervention de l'Etat pour se déployer. Or l'Etat par l'intermédiaire de l'octroi d'agréments, de réductions ou de déductions fiscales, de charges minorées (alors qu'il faudrait tout simplement laisser à chacun le libre choix de sa protection sociale, de son opérateur, avec les garde-fous, d'une obligation minimale d'assurance, et d'une non sélection des risques du coté des acteurs  privés et publics de l'assurance santé), mais encore d'un systéme de référencement par des acteurs telle la poste,  l'Etat entend contrôler ce marché en expansion et au foond en déterminer les contours. 

Quand on sait, que des réseaux de cours, et autres acteurs de la formation, pourraient préfigurer une offre scolaire concurrente au monopole (qui de fait existe déjà potentiellement dans les faits  puisqu'un cours particulier qui permet d'améliorer un niveuu ou un résultat entre en concurrence avec la production du cours étatisé), on mesure le souci protectionniste implicite de cet encadrement. Ce n'est pourtant  nullement à l'Etat de déterminer quels sont ou seront les bons acteurs de ce marché, mais au jeu du marché, au jugement des clients. Quant à l'évaluation de ce marché, là encore, pourquoi placer des acteurs publics ou quasi-publics, subventionnés d'hier ou d'aujourd'hui, comptant dans leurs rangs de nombreux bataillons  emmarxisés, juger des acteurs privés?  

Je ne veux décrire ici le comment l'on pourrait booster le marché du service à la personne en libérant l'ingénierie de l'offre des pesanteurs et encadrements légaux, non plus que du comment l'on pourrait la libérer du traquenard des niches fiscales, mais là mon heure sera chère et j'aurai raison de l'adversaire.

 Allez à quoi ça sert, va savoir? Quelque souffle entre deux courtils de la termitière, quelque ironie traversante, un appel, le non négociable d'un homme encore debout qui ne peut se faire à ce cloaque et aux progrès du mal qu'on y voit, l'espoir enfin tenace, constant, reprenant vie de tous les coups d'arrêt, le tissage inlassable des demeures et de l'avenir.

 Il va falloir rentrer, dit Pollagoras, mais nulle part pour lui (ou pour nous déjà: c'est ce qui m'intéressa au plan éthique en ce texte aussi émouvant qu'important) où rentrer si ce n'est dans les larmes. La femme du banquier, toute de rose vêtue, instance programmatique pétrie de son importance à l'abri du réel, importance statutaire, ne pouvait comprendre ces mots de Michaux, ce qu'ils pointent du coté de la saison des pluies. Les uns et les autres, peut-on après tant d'arnaques encore faire société? 

Certainement pas en cette partition effroyable entre les protégés et  tous les autres de si loin malmenés. Alors certes le marché ne suffit pas à quelque perfection (la modestie du paradigme libéral est ici non point vide comme d'aucuns, grossiers, le prétendent, mais juste en cela qu'elle rend compte du possible, chacun mesure et nul ne peut anticiper toutes les actions humaines, outrepasser ce constat c'est abuser du possible), mais il régule bien mieux, offre sans cesse davantage,  a plus de justesse si ce n'est alors de justice. Et pour le reste cela devrait concerner individuellement chacun de nous, et sans délégation aucune.

Enjamber, contourner, ou échanger, tendre la main, inventer, mettre dans le vent pour ceux qui texto oublient l'alphabet, ensemble mais tout autrement qu'autour de quelque figure tutélaire d'un homme introuvable.

Des hommes et femmes simplement, donnant, échangeant, partageant (ou comment revenir dans le jeu au plus vite, re-miser), et ne déléguant plus à tout va, au château et à ses faux réseaux à minotaure, ne déléguant aucunement  le fondement de leur liberté, leur respons-habilité… En cela une éternelle utopie d'une toute autre exigence que l'indigence coupable qui plombe depuis trop longtemps notre temps par ici, même si nul angélisme ne me fera voir l'ailleurs comme sans nuage. En quelque sorte, il faut orienter le temps, mais cela ne  peut se produire  par quelque dressage platonicien, mais du fait du libre jeu des hommes entre eux. Chacun y a un rôle  dynamique en une commune présence qui ne tourne jamais au veau d'or, et nul n'a science exacte pour assigner place à ce chacun.

Prodige des confiances, elles tracent un chemin, la main du nom, du de au deux. 

Don, échange, partage… ce en ce rythme ternaire qui fait les élans et les douces saveurs matinales, et où le commerce est entre les hommes comme le liant infini de leurs différences, non point problèmes, mais potentiels, possibles, espérance, réelle intelligence. 

PS: Je ferai plus court, promis, allez mes lecteurs anonymes, y'a des commentaires, faisons en parfois un forum en toutes langues… 

 Voir aussi ce billet sur le blog de Phil Sopher, espace d'écriture.