30.11.2009

Vaccination collectiviste

Devant la chronique de la pandémie annoncée, la solution française a été résolument étatiste. C'est bien connu, les Etats nous protègent même des virus. La solution de distribution des vaccins a été programmée publique, dans des centres de vaccination publics, selon une logique d'économie administrée. Aux dernières nouvelles, devant l'afflux, on envisage même de mettre dans le coup les médecins militaires.

Exit pour l'instant les médecins de famille,  ces vilains médecins libéraux, qui peuvent avoir leur appréciation de la chose et choisir en conséquence. Le prétexte avancé : cela coûterait plus cher à la sécu, ce qui reste évidemment à voir dans le détail et n'est en rien si certain.

En attendant le trou endémique de la sécu tient surtout aux structures publiques, hôpital en tête dont on sait l'excellente gestion et les performances avérées… Mais il ne se peut que papa soit le plus mauvais, inconcevable voyons !

Les généralistes, menu fretin de l'ordre glorieux, ne peuvent avoir l'appréciation, et puis la statistique serait rendue plus hasardeuse, comme si un site, monté en deux jours, ne pouvait suffire à répertorier les vaccins administrés…

Quant à la vilaine grippe, cousine de l'espagnole qui fit autrefois tant de ravages, le nombre de victimes dépassant même celui de la fameuse grande boucherie, prélude à d'autres grands raouts nationalistes, on se demande pourquoi de telles dépenses, s'agit-il juste de précautions ou bien y a t-il là quelques motifs cachés plus inquiétants ?

En attendant, nombre de nos contemporains inquiets, s'agglutinent en files interminables, attendant, parfois plusieurs jours, le vaccin miracle. D'autres il n'y a pas si longtemps plus à l'est, pourraient  peut-être fournir le mode d'emploi aux plus malins, pour les coupe-files et autres combines permettant de gagner des places ? Nous ouvrons le forum…

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24.11.2009

Petit exercice de lecture comparée

Effeuillant les nouvelles via le net, Le Figaro titre "Peu de pays taxent autant leurs entreprises que la France". Sur la mailing lettre reçue quotidiennement comme d'autres sources bien pratiques, à la place d'entreprises, "sociétés", dont la polysémie trace des voies de cause à conséquence qu'on n'éludera pas ici pour l'instant.

 

Il s'agit de la pression fiscale, impôts, taxes, et cotisations sociales patronales, cette bizarrerie : elles "absorbent 65,8% du bénéfice avant prélèvements d'une PME type de 60 salariés, ayant une activité de fabrication et de distribution". L'Allemagne, notre voisin et partenaire a un taux juste au dessous de 50%. + de 25 % d'écart, une bagatelle quoi ! laquelle pourrait bien expliquer quelques écarts de compétitivité, entre autres indicateurs florissant dans l'Ile du coq. Comme quoi, la suppression de la taxe professionnelle, serait un minimum, toutefois si elle n'est pas relayée en pire  par quelque autre "invention" de Bercy…

L'étude de PriceWaterhouseCoppers(PWC) pour la Banque Mondiale, classe donc la France dans le bas du tableau, 165 éme place sur 183, une vraie consécration de cancre ! Avant l'Italie cependant. Ouf !

En gros on essore le bénéfice,  et il reste pas grand chose, quand il y en a, à se partager pour la prise de risque et tout le boulot qui va avec, conséquent… Voilà pourquoi sans doute, tant de PME fleurissent en ce beau pays de France. Le pays est mieux classé selon d'autres critères (temps passé à déclarer et payer, nombre de paiements à effectuer) : à la bonne heure !

 

On veut bien sûr en savoir plus, alors on clique sur le lien qui suit "Résumé de l'étude de PWC", lien qui nous ramène invariablement à la page d'accueil du Figaro sans autre résultat. Au secours Google ! On obtient d'autres liens, notamment ceux renvoyant aux Echos, où selon le vieil usage casuistique on note vaillamment le verre à moitié plein, mis à part que l'attractivité fiscale ne saurait égaler l'autre moitié plutôt vide, enfin pas pour tout le monde, de nos joyeux résultats.

 

Les belges qui font un peu mieux, 150 éme s'inquiètent haut et fort de leur calamité fiscale, l'Ile du coq parade malgré tout : il y a toujours quelque point de bien qui traîne dans le mal, et notre bonne vieille fille aînée entend saisir la balle au bond… La 23 ème place sur 27, ce n'est pas bon constate notre courageux petit voisin. Si j'ai bien compris, puisque l'Italie fait pire encore, ça veut dire qu'on doit être le 26 ème. Et pour sûr qu'on va accentuer encore la pression avec tout ce qui se prépare de grandiosement étatique !

 

Allez j'ai retrouvé l'étude de PWC, petits cachottiers va. Si, si on y est, dans le bas du tableau… Ah les bug… ça glisse comme les mots entre les pattes des journalistes. Chut, chut pas trop fort, on pourrait nous entendre. Décliniste va !

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28.09.2009

Sarkozy gouvernera avec les libéraux, sans les socialistes

L'Europe apporte de temps à autre des bonnes nouvelles, tel est le cas outre Rhin où le FDP et Guido Westerwelle (noms en soi renvoyant excellemment aux ouvertures qu'il veut promouvoir) réalise un score jusqu'à là encore inégalé et surtout pésera dans les orientations politiques à venir, sachant que de toutes façons, la politique d'Angela Merkel avec le SPD (lequel eut en son sein en d'autres temps un dénommé Schroder, lequel fit ce qu'avait envie de faire en son temps Bérégovoy, "remercié"…) n'avait que peu à voir tout de même avec la collusion socialisante à laquelle on assiste sur tant de dossiers du coté de notre basse-cour où les coqs nains fort jolis virevoltent entre les pools, veulent séduire partout, et ne changent rien vraiment, tout du moins jusqu'à ce point de décision où il y aurait un avant et un après.

Certes des avancées sont esquissées, qui iraient dans le bon sens, si l'on en venait à se passer de la façon troisième tour si courante en France où le paritarisme syndical se pare d'une légitimité morale supérieure, bien peu en rapport qui plus est  avec la réalité de sa représentativité. Et puis il y a des autonomies, qui ne sont qu'en façade, et un vice de forme, dans l'attelage bonaparto-"libéral", où le dernier terme est abusif au regard des politiques menées. On ne peut produire une avancée libérale qu'en restituant à la société civile ses prérogatives, son pouvoir de décision et ses responsabilités, non point en continuant à l'encadrer à tout propos, à la traiter en bébé. Une vraie réforme territoriale (il y a des points positifs dans ce qui est proposé au plan des économies d'échelle mais…) passerait par l'instauration d'une vraie subsidiarité ascendante, notamment au plan fiscal. Ainsi le territoire lèverait impôts et taxes et en restituerait une partie à l'Etat central pour son fonctionnement régalien, et quelques autres missions dûment encadrées dans le temps et évaluées systématiquement.

Le FDP a développé son message en direction de la "classe moyenne", c'est à dire du gros des troupes électrices ( à sciences po, il semblerait qu'on appelle cela d'un terme peu aimable un rien discriminant, "le marais", et nous croyons que c'est justement cette arrogance des formatés qui ruine trop souvent le message. On ne joue pas l'empathie, on en a ou pas, et si oui, on la développe sans cesse) ; ce que "nous" (j'indique ce pronom en référence à nos tentatives infructueuses, les guillemets renvoyant à ces échecs, qu'on n'a encore pas pris la peine d'interroger, laissant aussi la charge interrogative à ceux qui comme moi  pourraient sans concession l'instruire et la mener au delà de vains affrontements) n'avons fait, tant il importait d'abord d'apparaître du coté des sunlights parisiens, de là où ça se compte en cours diverses et perverses, où ça s'agglutine du coté du who's who, suite peut-être logique à d'autres étapes sélectionnées, mais absence de ce qui fait le sel de la politique, le terrain, le souci pour l'autre, et le travail sérieux, approfondi, contradictoire, décliné, des dossiers et de réponses jouables, là où précisément l'on cesse de brasser l'utopie pour rentrer dans le vif du sujet, imaginer les transitions ou comment gagner l'assentiment si ce n'est parfois les coeurs autour d'objectifs raisonnables.

Cette orientation, laquelle serait la vraie alternative, mue par l'urgence, se vérifiant du coté de ce point névralgique où responsabilité s'entend dans son étymon, réponse, est d'autant plus indispensable que l'assise n'est pas assurée, que le nombre est minime et marginal (et l'on peut grossir comme un paon des chiffres fantasques, il ne font un suffrage). Cette orientation est la condition sine qua non d'un ensemencement. D'autres, consultés et célèbres en cour, le dirent : s'atteler à deux ou trois sujets, et creuser, approfondir, décliner, rendre palpable, parfaitement jouable, communiquant à la mesure de cet avancement du coté des gens, lesquels eux-mêmes de petites ambassades en petites ambassades fomenteront les embrassades futures, méritées. Mais lorsqu'on se veut premier d'emblée, et que l'on ne peut s'imaginer autrement qu'ici, dans l'un, ce cheminement est négligée, au mieux mis au service de l'ambition mais point tant à son principe fondateur. D'où un déficit de légitimité qui même en ces tous petits cercles des convaincus génère le mauvais infini de la  scissiparité où la différence n'est l'occasion que de la distance. La confiance se gagnant, et pouvant aussi se perdre, toute malversation, mensonge, jeu avec les apparences, coups tordus, mépris divers et évitements, phrases assassines augurant mal de paix à venir, tout cela ruine ce terreau fragile qu'il faut construire, là où il n'y a encore que désert, où nous n'en sommes nullement au temps du dessert.

Dans le fleuve déchaîné, nul ne se jettera autrement que contraint et forcé. Et le cours, grossit de proche en proche, des attentes infinis est d'autant plus menaçant. Produire la passerelle, suppose de décrire sans concessions hypocrites  le terrain à quitter mais aussi sans mépris (les hommes ne sont à ce que je sache jamais des moutons n'en déplaise aux simplificateurs et ils ont le droit de s'être trompés, surtout lorsqu'on s'est employé copieusement à les tromper des années durant en tous canaux, et que cela continue…) mais aussi de produire le terrain qu'on veut promouvoir, à décrire simplement mais avec la possibilité d'une circulation toujours plus profonde du coté des raisons, le paradigme appelé (si le propos doit être bref et simple il doit renvoyer de liens en liens à tout un appareillage argumentaire, où l'on ne se pince pas le nez lorsqu'on entend vulgus. Il y a en effet quelque raison de se méfier d'une telle attitude de faussaire, et à ce que je sache, dans démocratie il y a peuple).

Si Sarko ne gouverne point avec les libéraux, c'est du fait de positions fort peu libérales en nombre de ces propos et actes, mais cela interroge aussi la capacité des libéraux du coté de leur capacité à produire un paradigme si ce n'est sexy, tout du moins acceptable, quant à leurs propositions. Comme l'homme du trop de lettres gagne à s'obliger à quelques chiffrages nullement désolants, les adeptes de la sophistique du chiffre gagneront à s'obliger à parler, et innerver un langage commun. Pour le péquin moyen, largement pris au piège d'un système impossible, mis en joue de toutes parts, il faudra tout à la fois rendre possible la proposition segmentée du coté du porte-monnaie, mais aussi en faire entendre le surcroît de justice et de souci d'autrui. En démocratie, on ne peut gagner du coté des assemblées d'actionnaires, il faut donc élargir mais sans renoncement au paradigme. Cela demande une attitude de veille, de suivi des propos, le refus de l'ornière polémiste, le souci d'un toujours plus avant non pas prononcé d'un ton méprisant, mais argumenté bien loin des gros mots valises, qui ne disent rien sur ce que c'est ou ce qu'on ferait ou fera. La restitution de la liberté et de la responsabilité qui va avec implique ainsi non pas des replis égotistes, où régnerait par trop le chacun pour soi, mais la nécessité d'une prise en main localisée des situations, où il faut alors produire les solidarités nécessaires : en clair le collectif est déplacé de l'anonymat éthéré, et vain de l'étatisme à une réalité localisée où il joue pleinement en termes de décision et de responsabilité mutualisées, ce en une différenciation infinie d'une situation à l'autre (ne doutons pas que  par le jeu des contiguïtés et la communication spontanée des expériences, tous peu à peu adopteront l'aisance du pneu, et délaisseront la roue de charrette au sympathique musée des vieilles charrues. Il n'y a donc nul besoin de limiter les écarts de réponses selon les situations pour que se diffuse à terme le meilleur escomptable).

Pour les libéraux français, éparpillés et échaudés, pas si clairs sur leurs fondements pour beaucoup d'entre eux, se complaisant en chapelles picrocholines largement illisibles et un rien sectaires, cela demande d'une certaine façon un grand chambardement à laquelle la formation de beaucoup d'entre eux ne les a habitués. Il ne faut pas tant produire le théorème que s'obliger à de réels travaux pratiques, en s'interrogeant sur les passerelles à produire et leur lisibilité escomptée, il faut faire advenir le déroulé d'une narration qui produise la conviction, et ce en partant du détail des vies rencontrées, lesquelles devraient être pierres d'achoppement par lesquelles produire dynamiquement l'argumentaire. Ce fut et c'est toujours la proposition que j'ai esquissée par le projet Libres Passages… lesquelles, vies, devraient être mises au principe de la proposition et de sa validation concrète, déclinée. Répondre à la situation désastreuse du pays, à la nuit des empêchements qui rivent tant de libertés au plan concret, à peu de choses et à une limitation en tous sens, répondre autrement que par une réédition des vieilles recettes, mais en prenant soin de ne pas replier sur le récipiendaire un excès de responsabilité qui l'étoufferait, tracer des perspectives, esquisser des ponts, c'est ce que nous devrions nous mettre en mesure de faire, avant toute réduction phénoménologique au carré un rien étroit des appétits politiciens. On vous appellera d'autant mieux que ça et là vous aurez répondu, produit des chemins, démontré l'excellence de vos orientations, partagé et enrichi la connaissance par un dialogue ouvert et non sectaire (acceptant donc des éloignements sans les "criminaliser").

La position du "juge" qui attend que l'autre tombe, emprunte de préjugés, exempte des dialogues nécessaires, et de la nécessité de produire les argumentations et leurs déclinaisons. D'où la déshérence politique constatée, laquelle ne fait que renforcer les lourds préjugés enkystés et réitérés qui règnent ici à propos du libéralisme, véritable diable des temps modernes, responsable de tant de maux, sans coeur à abattre sans faiblesse. De ce constat, notre positionnement ici a surtout  le choix de l'arme de l'ironie, mais rien n'empêche que contre toute attente on en arrive à ce meilleur partage du rire qu'est l'humour. Puis, comme il s'agit de convaincre, il faut produire les déclinaisons du paradigme et cela demande cette prise en compte du terrain que j'ai évoquée plus haut. Partir de réalités individuelles, et mettre en compétition les solutions,(la ou les dominante(s), et celle que l'on propose), ceci assorti de l'accompagnement nécessaire au passage du guet, d'autant que le fleuve est d'ores et déjà déchaîné.

Voilà ma conviction, voilà ce que j'aimerai développer, moyens minimum  requis s'entendant, bien avant tout nouvel arrangement statutaire et sa petite moisson escomptée. Je parle de loin, en allusions mais j'ose espérer qu'on me répondra ici, que ce blog visité régulièrement  même en l'absence de posts ces derniers mois, ouvrira à des commentaires, esquissera ce dialogue nécessaire.

 

Philippe

 

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24.05.2009

L'ESB enfin dévoilée

Peu de loisir ces derniers temps pour bloguer. Cependant il y a de quoi et autour de mon sujet favori, cela se bouscule. Entre la proposition quelque peu saugrenue et vite mise au placard, de transformer les principaux en OPJ, au mépris d'une nécessaire séparation des pouvoirs déjà si mise à mal, l'annonce d'un corps de troupe, genre RAID version scolaire, censé calmer collèges et lycées, et les incivilités qui s'y développent, pour rester dans l'euphémisme, ça s'est  déchainé du coté de la caste. C'est que ça pense, dans les bureaux.

Il est vrai ça ne pense  pas jusqu'au bout, mais que voulez-vous, ils ne vont tout de même pas se faire hara-kiri, et tant qu'on fermera pas les guichets, ils continueront leur spectacle éculé, craquant le fric de citoyen pour une école qui n'est qu'un erzats.

Soucieux des progrès du lexique, j'ai cependant eu le temps de dépiauter l'acronyme bovin. Ca y est j'ai trouvé son génome ! Egalitarisme Subordonnant Belliqueux, et il y a bien sûr des réplications, et des variations dans ce grand machin coquelet, l'Egalitarisme Socialiste Baveux, ou encore l'Equitarisme (façon qu'à la bête de masquer ses miasmes) Sybarite Bové, la version développement durable, très tendance, du célèbre prion.

L'Ile du coq, protégée qu'elle est par le syndrome de Tchernobyl et quelques autres spécialités qui font les merveilles de notre si beau pays, n'a rien à craindre, elle prendra le train en retard, pas grâve, on gardera nos énarques et quelques autres du même tonneau, c'est le principal. Je ne suis pas sûr tout de même qu'on s'ennuierait sans eux…

Bon pour le sujet de l'école à libérer, c'est pour bientôt. Je vous raconterai après un petit stage de rappel, et le plan d'attaque, sur les rails.

 

 

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21.04.2009

Un coq si courageux…

Amérique, Israël, Italie, Allemagne, Pologne et Pays-bas ne se sont joints à à la conférence de  Genève, qu'on nommait par prémonition Durban2. C'est fait, et même si les ambassadeurs ont quitté la salle, il reste que le français, ce qui nous occupe ici, était dans la salle, lorsque Ahmadinejad, ce fameux démocrate,  a dans un discours fleuve assimilé Israël à un Etat raciste, accusation intolérable et inadmissible annonçant mal quelque décennie de paix à venir.

Certes, ils l'ont quitté cette salle, mais leur simple présence  à la conférence sur le racisme appelait le dérapage, dont le susdit et quelques autres, tous d'incroyables humanistes et d'inénarrables justes, s'est  fait une bruyante et intolérable spécialité.

Les tchèques ont claqué la porte définitivement, merci, mais les français et les anglais, après protestation, seront de nouveau là aujourd'hui. Quel courage ! Les rodomontades de Sarko (promis-juré on ne négocie avec l'Iran) n'empêchent que le gouvernement d'Obama, pourtant voulant pratiquer une ouverture raisonnée envers l'Iran, s'est refusé lui  derechef à cautionner de sa présence la pantalonnade fielleuse annoncée du satrape persan, celui là même qui fait pendre haut et court au bout de grues, de pauvres jeunes filles violées devenues par les vertus du  droit islamique de vilaines adultérines bien sûr en ce cas passibles de telles peines… On peut tendre au projet de paix perpétuelle kantien, sans être à ce point naïf face à de si grands civilisés !

Je sais bien, M. Kouchner, que la diplomatie ne s'accommode que fort mal de la protestation éthique et surtout des gestes concrets qui iraient avec, mais tout de même n'auriez-vous pu quitter définitivement cette salle où aucun officiel français n'aurait dû entrer, et ne devrait être présent aujourd'hui, d'autant en ce jour de YOM A SHOAH en souvenir des six millions de victimes juives ? Ca aurait  bien été le moins pour un pays dont la politique alors ne fut à tout le moins exemplaire.

07:42 Publié dans Chroniques de l'Ile du coq, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : racisme, iran, durban 2 |

21.03.2009

Touche pas à mon net !

Je répercute ici la lettre des dirigeants de Daily Motion à NKM. Mais qu'ils arrêtent donc de tout vouloir contrôler, ces… de l'Etat. Le WEB2 n'est pas  français, il est extra-territorial, une façon de respirer hors du poulailler et de son confinement ridicule. Que ces génies du minitel et de la production d'usines à gaz, nous f… enfin la paix !!

Le serin est au rossignol ce qu'est la crécelle au violon, et l'expert missionné par KIKALB, en rappelle l'incapacité musicale. 

Il y a en quelque sorte deux France, l'une barricadée dans ses faire-valoir, et bardée de règles et autres armes pour maintenir son monopole, et l'autre.

Internet, de nature transnationale, heurte la première qui entend légiférer et mettre au pas. Aux majors, et autres, de ne pas se servir du net, s'ils ne veulent que les documents qu'ils y placent ne s'échangent. Aucune loi Hadopi ne viendra à bout du réseau, et d'autres modèles restent à déployer ou inventer. Ces  acteurs, chantres d'une soi-disant exception,  en appellent à l'Etat pour défendre leur pré-carré, lequel ne tient plus et s'effiloche. 

Le net, c'est en  quelque sorte un  barrio moderne, un espace certes un peu trop virtuel, mais par lequel beaucoup retrouvent la liberté qui leur est décomptée partout ailleurs, un espace dans lequel l'Etat n'a rien à faire, et surtout pas  en tous cas de policer façon contrôle à priori les internautes, seule façon à la chinoise qu'il aurait d'en venir à ses fins question échanges de fichier, et ça donne  alors ça.   

Pas vraiment le top, non ?

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16.03.2009

Tellement qu'elle est belle, mon ISF

Cliché 2009-03-16 22-33-49.pngMais oui, mais c'est bien sûr, c'est en taxant les plus hauts revenus qu'on rendra les plus riches généreux.

Si, si puisqu'on vous le dit. Salauds de riches, va ! Parce qu'évidemment ainsi la "classe" moyenne paiera moins cher les biens de consommation, et que les pauvres seront mieux nourris…

On oublie un peu vite que les patates chaudes se refilent, et que pour finir le moyen consomme moins de services, le pauvre s'en voit privé d'un peu plus.

Au fond le seul bénéficiaire là dedans, c'est le bureaucrate intermédiaire qui ressert après prélèvement pour ses "services", quelques dizaines de % en miettes de pain pour le pauvre, qu'il faut aider c'est vrai. 

Je rêve d'un jour, où à fond les manettes au volant de ma Lexus ISF,  à 270 km/h je ferai la nique aux radars, et autres flicards en tous genres qui au nom du bien soi-disant, nous interdisent un peu plus chaque jour l'accès aux biens. 

Alors oui, bien sûr, c'est plus que chiche en ce moment, et je n'aurai même l'essence pour la belle limousine, espérant juste que ma vieille guimbarde ne lâchera pas trop vite. Alors oui, c'est vrai les riches ils sont souvent aux abonnés absents et n'en ont rien à paître de tes petits pb d'intendance tous cons et si minables. Mais nulle raison là de venir leur faire les poches, et ce n'est certainement pas une mesure d'inspiration socialiste qui en rendrait certains, généreux ou mieux avisés de leurs prochains. Ce qu'on espère autrement lorsque l'exercice de la liberté rejoint l'orientation de la responsabilité, librement, librement surtout. 

 

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26.02.2009

Voilà le blème

"Le Ministère de la santé pourrait généraliser ce dispositif… " annonce la présentatrice du JT d'A2, à propos d'une initiative intéressante à Tinchebray, dont le journal vient de se faire l'écho. 

Dans ce bourg normand, qui a bien du mal à attirer des médecins, comme tant d'autres zones rurales, un étudiant de troisième année de médecine a contracté avec le maire, un accord lui permettant de financer ses études. En échange d'une bourse de 31000€ annuels jusqu'au doctorat, il s'engage à s'installer dix ans dans ce bourg de 55 000 habitants, ce qui fait moins d'1 euro annuel pour s'attirer un médecin, lequel bien sûr pourrait rester au delà. 

Pas besoin de généraliser cette initiative (la faire connaître oui, si fait) , mais la journaliste  en parlant de "dispositif", s'est trahie : la libre disposition de contractants,  déjà s'est perdue dans ce terme passe partout du volapuk administratif. Dorénavant ce qui s'est inventé là autour d'un besoin, pourrait devenir une disposition obligée. "Puisqu'on te paie tes études, viens que j'te dis à Tarquouette la belle alouette… t'as pas le choix"

Si le Ministère s'en mêlait au delà de répercuter l'initiative en ne se l'attribuant pas, sûr qu'on y mettrait bien vite, de l'administratite, de la gestionnite, ça provoquerait des incohérences et  pour finir ça coûterait plus cher ou beaucoup plus cher,  générerait des incohérences et ferait fuir. Mais l'inutile veut être de la partie, il s'invite et déjà la fige  en un dispositif, pain béni du bureaucrate, matière première de l'usine à décrets.

Qu'on s'abstienne donc sagement d'y mettre son grain de sel, et cette intelligence  de la société civile, outre qu'elle essaimera naturellement, en générera d'autres  encore  mieux adaptées, sans nuls coûts autres que ceux, modestes et librement contractés, qui rendent une offre mieux attrayante, à celui qui un temps ou toujours, sera médecin de campagne.  Sans nulle autre implication d'autres budgets pas concernés. Ah, surtout qu'on laisse faire !

25.02.2009

Le fonds du problème

Passer de l'économie des places à l'économie des compétences suppose que l'on entende que chacun, et même le meilleur, sans nulle exception, n'est possesseur de la place qu'il occupe à un instant T de son parcours. C'est refuser cette appropriation qui ressort de l'excès d'un droit à, sorte de ver dans le fruit des droits de. C'est donc logiquement en venir à s'interroger résolument sur les modes de sélection et us et coutumes qui dans les faits réservent des places publiques ou assimilées. C'est de fait sortir du système des concours qui prévaut au plan public et opter pour l'examen, à l'effectif de reçus varié, et ne fournissant nulle garantie de l'obtention d'une place à vie, aussi intime soit-elle. C'est s'acheminer enfin, vers l'abolition du statut de la fonction publique, et opter pour un retour de l'emploi public à un régime commun.

Tergiverser ici, autre nom sans doute pour politiser, serait ne pas se mettre en mesure d'oeuvrer à un plan de sortie lisible, aussi perturbant puisse t-il apparaître à nos contemporains, et l'on pourrait là être surpris de l'avance qu'ont certains sur les dîtes élites, lesquelles peuvent tout de même être soupçonnées parfois de quelque conservatisme quant à l'avantage acquis, tout autant et à moins vil prix, que les corps de troupe pléthoriques dont elles s'entourent.


Dans le monde que nous visons, chacun sachant qu'il n'est pas propriétaire de la place qu'il occupe un temps, acceptera la réalité du marché
Dans ce monde là, chacun devenu mieux attentif, fera le plus grand cas de ce qu'il entend et vois chez son interlocuteur, plutôt que de son positionnement réel ou supposé dans une hiérarchie, dans ce monde là, l'échange sera réellement ouvert et la rencontre une promesse.

Dans le monde que nous visons, le partage ne sera à priori délégué à personne ni aucune entité anonyme, mais assumé par chacun comme le plus sûr moyen d'augmenter encore le terrain de jeu lorsque certains en sont exclus. En ce monde là, l'échange est la norme et la matrice de toutes les dignités, le partage n'est que la transition nécessaire au retour dans le jeu. 

Dans ce monde là aussi on reconnaîtra ceux qui concentrent la richesse, en un point du jeu, comme des sources précieuses et indispensables à la prospérité de tous, sans lesquels l'énergie dilapidée serait toujours insuffisante pour entreprendre quoi que ce soit.

Aucune activité ne sera à priori là, confisquée par l'Etat, celui-ci se contentant d'arbitrer en droit aux fins de préserver le jeu et de le relancer. L'Etat lui-même, simple, aux coûts contrôlés et au budget forcément équilibré, ne pourra  garantir ses troupes  d'aucunes règles particulières qui feraient exception du lot commun. Dirigé par des élus au mandat unique, obligés régulièrement à des périodes de jachère, il n'agira généralement qu'en vertu d'une application toujours plus subtile du principe de subsidiarité, entendue comme ascendante. La stricte séparation des pouvoirs conférera au pouvoir judiciaire une vraie indépendance et il faudra songer à ce que certaines fonctions et non les seules subalternes puissent être attribuées par élection, avec limitation dans le temps et l'espace des mandats. La contribution financière du citoyen aux diverses institutions de l'état (de grandes communes, 10 ou 12 grandes régions, l'assemblée et le sénat, le gouvernement et la présidence plus quelques institutions de haute autorité) sera proportionnelle à ses revenus, et non progressive. L'action sociale pour lutter efficacement contre les handicaps ponctuels ou de long cours relèvera d'un impôt négatif. Fixant le cadre général de l'éducation et veillant à y faire respecter les droits fondamentaux, l'Etat se retirera cependant  de la gestion des écoles, y compris publiques, se contentant de fournir aux familles des chèques éducations démonétisés, principal moyen de financement de la scolarité. Il laissera ainsi un vrai marché de l'éducation et de la formation se constituer librement, y compris au plan des diplômes, des parcours et des méthodes.

L'assurance de chacun quant aux risques et protections de la vie, maladie, prévoyance, retraite, reviendra à chacun, une obligation transitoire d'assurance minimale pouvant être exigée dans un premier temps, mais chez l'opérateur public ou privé de son choix (CPAM, assurances ou mutuelles). Les entreprises dont ce n'est le rôle seront libérées de la gestion directe de la protection sociale.

A suivre…

17.01.2009

Perle administrative

Au RSI, regime social des "indépendants", lu sur une affiche, une perle socialiste :

"Le choix d'un statut est désormais obligatoire"

Ne devrait-on pas enfin faire reconnaître l'administrophobie par la sécu.
Sûr, je me mettrai en longue maladie...

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