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21.04.2009

Un coq si courageux…

Amérique, Israël, Italie, Allemagne, Pologne et Pays-bas ne se sont joints à à la conférence de  Genève, qu'on nommait par prémonition Durban2. C'est fait, et même si les ambassadeurs ont quitté la salle, il reste que le français, ce qui nous occupe ici, était dans la salle, lorsque Ahmadinejad, ce fameux démocrate,  a dans un discours fleuve assimilé Israël à un Etat raciste, accusation intolérable et inadmissible annonçant mal quelque décennie de paix à venir.

Certes, ils l'ont quitté cette salle, mais leur simple présence  à la conférence sur le racisme appelait le dérapage, dont le susdit et quelques autres, tous d'incroyables humanistes et d'inénarrables justes, s'est  fait une bruyante et intolérable spécialité.

Les tchèques ont claqué la porte définitivement, merci, mais les français et les anglais, après protestation, seront de nouveau là aujourd'hui. Quel courage ! Les rodomontades de Sarko (promis-juré on ne négocie avec l'Iran) n'empêchent que le gouvernement d'Obama, pourtant voulant pratiquer une ouverture raisonnée envers l'Iran, s'est refusé lui  derechef à cautionner de sa présence la pantalonnade fielleuse annoncée du satrape persan, celui là même qui fait pendre haut et court au bout de grues, de pauvres jeunes filles violées devenues par les vertus du  droit islamique de vilaines adultérines bien sûr en ce cas passibles de telles peines… On peut tendre au projet de paix perpétuelle kantien, sans être à ce point naïf face à de si grands civilisés !

Je sais bien, M. Kouchner, que la diplomatie ne s'accommode que fort mal de la protestation éthique et surtout des gestes concrets qui iraient avec, mais tout de même n'auriez-vous pu quitter définitivement cette salle où aucun officiel français n'aurait dû entrer, et ne devrait être présent aujourd'hui, d'autant en ce jour de YOM A SHOAH en souvenir des six millions de victimes juives ? Ca aurait  bien été le moins pour un pays dont la politique alors ne fut à tout le moins exemplaire.

07:42 Publié dans Chroniques de l'Ile du coq, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : racisme, iran, durban 2 |

Commentaires

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Ecrit par : Freephil | 07.05.2009

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Ecrit par : Freephil | 07.05.2009

L'ultralibéralisme n'est pas une solution, bien au contraire. Voici ce qui ce passe, pendant que vous vous pavanez en pleine crise de votre système:


La France qui ferme

Par Nicolas Dupont-Aignan le samedi, mai 9 2009, 12:09 - Lien permanent

Un patron d’une entreprise textile de Castres a récemment proposé à 9 salariés un reclassement en Inde pour 69 € par mois. Le PDG de la Société CARREMAN s’en explique dans la Dépêche du Midi en indiquant que sa provocation vise à dénoncer la loi qui oblige une entreprise qui dispose d’autres sites de production à y proposer à un salarié licencié un reclassement. Tous les syndicats et les partis politiques ont protesté, indignés.

Mais pourquoi ne protestent-ils pas tous les jours contre le système de libre-échange déloyal qui provoque ce type de délocalisation ?

L’indignation générale porte sur l’effet mais pas sur la cause, que la société française refuse de voir en face !

Quand il y a des années, je mettais en garde contre le cataclysme économique et social entraîné par la concurrence totalement déloyale des pays émergents que des multinationales maintiennent pour bénéficier de conditions de production sans égal, on me regardait de travers et les bien-pensants expliquaient doctement que les délocalisations ne représentaient qu’une très faible part des suppressions d’emplois.

Aujourd’hui, avec la surévaluation de l’euro, la crise du crédit et la récession, le dumping monétaire sans précédent de la Chine et l’accroissement permanent des charges sur les entreprises de notre pays, le phénomène prend une ampleur inégalée.

Dans toute la France, des usines et même maintenant des centres de service délocalisent.

Les conséquences économiques deviennent insupportables :

* Déficit colossal du commerce extérieur,
* Amputation de la consommation des ménages qui fait boule de neige,
* Perte de savoir-faire industriel,
* Augmentation des dépenses sociales pour amortir la baisse du niveau de vie des salariés privés d’emploi dans des zones géographiques particulièrement touchées.

Quand les responsables politiques de notre pays prendront-ils conscience qu’il n’y a pas de nation libre et prospère sans une base productive diversifiée et innovante ?

Quand mettrons-nous enfin en place une autre politique européenne, seul moyen de rétablir par la préférence communautaire la loyauté des échanges ?

Quand l’Europe réagira-t-elle au dumping monétaire de la Chine, des Etats-Unis et même maintenant de la Grande-Bretagne ?

C’est l’enjeu majeur du débat européen, que les sortants de l’UMPS et leurs alliés centristes font tout pour accaparer en étouffant les voix dissonantes : ils entonnent le discours du changement à l’endroit d’un système dont ils sont non seulement collectivement responsables, mais qu’ils n’ont aucunement le pouvoir (à cause des traités qu’ils nous ont imposés), ni l’intention, de bouleverser. Comme en 2005, les Français doivent se mobiliser dans les urnes pour obliger leurs élites à cesser ce mensonge permanent. Avant qu’il ne soit vraiment trop tard…

Ecrit par : NDA | 11.05.2009

L'ultralibéralisme, comme vous dîtes, invention pour séparer le bon grain de l'ivraie, n'est pas tant en cause dans l'actuelle crise, que la collusion entre des intérêts privés et leurs garants publics. C'est du fait même du manque de check and balance, de contre-pouvoirs, chacun ayant tout intérêt à jouer sa partition, que la crise actuelle a grandi, s'est installé pui a éclaté.

Qu'il y ait des perversions structurelles ou des tentatives de perversions au sein d tout système d'échanges, ne peut permettre de jeter le bébé avec l'eau du bain. le dumping des pays émergents oblige à un savoir inventer et innover sans précédent et non point à des positions défensives. C'est du fait du retard pris, que la France souffre, ceci ajouté à une culture de l'Etat, chère et trop peu efficace. Il n'y a certes "pas de nation libre et prospère sans une base productive diversifiée et innovante", mais NDA raisonne d'abord territoire, France, et veut cela au plan européen, au lieu de reconaître en ce mouvement inéluctable de la mondialisation, un progrès, et du reste une vraie redistribution. Nos savoir-faire ne sont pas condamnés à disparaître, non plus que nos capacités de production. Nul n'empêchera un consommateur d'arbitrer entre qualité et prix, au plus proche de ce qu'il croit, au moins, l'optimum de sa bonne affaire. C'est du fait du système social français, que se surenchérissent nombre de prix, et cela induit donc des choix et des arbitrages du coté du consommateur, lequel cherche son bonheur au meilleur prix.

Qui est en mesure d'interdire le dumping monétaire ? Personne vraiment, et quand bien même il n'y aurait qu'une monnaie, qu'il y en aurait aussitôt toutes sortes de versions…


Dernière chose, ce n'est pas mon système, je ne me pavane pas, ne suis pas libéral comme je serai un bénéficiaire de quelque système, ai une vie fort modeste, et souvent des fins de mois calamiteuses, et l'article ci-dessus critique la position française. Je ne crois pas au gouvernement des élites, mais à une formule mixte, qui du reste sera de plus en plus imposée par la révolution numérique, dans laquelle nous ne venons juste que d'entrer.

Ecrit par : Freephil | 07.06.2009

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