21.03.2009

Touche pas à mon net !

Je répercute ici la lettre des dirigeants de Daily Motion à NKM. Mais qu'ils arrêtent donc de tout vouloir contrôler, ces… de l'Etat. Le WEB2 n'est pas  français, il est extra-territorial, une façon de respirer hors du poulailler et de son confinement ridicule. Que ces génies du minitel et de la production d'usines à gaz, nous f… enfin la paix !!

Le serin est au rossignol ce qu'est la crécelle au violon, et l'expert missionné par KIKALB, en rappelle l'incapacité musicale. 

Il y a en quelque sorte deux France, l'une barricadée dans ses faire-valoir, et bardée de règles et autres armes pour maintenir son monopole, et l'autre.

Internet, de nature transnationale, heurte la première qui entend légiférer et mettre au pas. Aux majors, et autres, de ne pas se servir du net, s'ils ne veulent que les documents qu'ils y placent ne s'échangent. Aucune loi Hadopi ne viendra à bout du réseau, et d'autres modèles restent à déployer ou inventer. Ces  acteurs, chantres d'une soi-disant exception,  en appellent à l'Etat pour défendre leur pré-carré, lequel ne tient plus et s'effiloche. 

Le net, c'est en  quelque sorte un  barrio moderne, un espace certes un peu trop virtuel, mais par lequel beaucoup retrouvent la liberté qui leur est décomptée partout ailleurs, un espace dans lequel l'Etat n'a rien à faire, et surtout pas  en tous cas de policer façon contrôle à priori les internautes, seule façon à la chinoise qu'il aurait d'en venir à ses fins question échanges de fichier, et ça donne  alors ça.   

Pas vraiment le top, non ?

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16.03.2009

Tellement qu'elle est belle, mon ISF

Cliché 2009-03-16 22-33-49.pngMais oui, mais c'est bien sûr, c'est en taxant les plus hauts revenus qu'on rendra les plus riches généreux.

Si, si puisqu'on vous le dit. Salauds de riches, va ! Parce qu'évidemment ainsi la "classe" moyenne paiera moins cher les biens de consommation, et que les pauvres seront mieux nourris…

On oublie un peu vite que les patates chaudes se refilent, et que pour finir le moyen consomme moins de services, le pauvre s'en voit privé d'un peu plus.

Au fond le seul bénéficiaire là dedans, c'est le bureaucrate intermédiaire qui ressert après prélèvement pour ses "services", quelques dizaines de % en miettes de pain pour le pauvre, qu'il faut aider c'est vrai. 

Je rêve d'un jour, où à fond les manettes au volant de ma Lexus ISF,  à 270 km/h je ferai la nique aux radars, et autres flicards en tous genres qui au nom du bien soi-disant, nous interdisent un peu plus chaque jour l'accès aux biens. 

Alors oui, bien sûr, c'est plus que chiche en ce moment, et je n'aurai même l'essence pour la belle limousine, espérant juste que ma vieille guimbarde ne lâchera pas trop vite. Alors oui, c'est vrai les riches ils sont souvent aux abonnés absents et n'en ont rien à paître de tes petits pb d'intendance tous cons et si minables. Mais nulle raison là de venir leur faire les poches, et ce n'est certainement pas une mesure d'inspiration socialiste qui en rendrait certains, généreux ou mieux avisés de leurs prochains. Ce qu'on espère autrement lorsque l'exercice de la liberté rejoint l'orientation de la responsabilité, librement, librement surtout. 

 

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01.03.2009

Paradoxe de la goutte d'eau (1)

Il n'y a d'abord rien, pas une goutte d'eau, la terre est sèche, aride, sans lendemain. Quelques uns s'organisent, c'est d'abord du bricolage mal assuré, fait de tâtonnements, de redites, de découragements aussi. Manipulations un peu simiesques de la première industrie, quoiqu'on puisse entendre ce mot, via son étymon en hébreu, avec plus d'entendement. 

Les autres se désintéressent, et même ricanent devant les répétitions malencontreuses auxquelles ils assistent. On n'a jamais vu un cours d'eau par ici, et ce n'est pas demain la veille ma brave dame, que le désert sera fleuri… Ces entêtés de chercheurs faisant du bruit, il arrive  qu'on les chasse ou parfois même qu'on les élimine. 

L'un a apporté quelque outil pour creuser le sol, l'autre a observé ce qui tient alors lieu de monde, et déduit déjà des hypothèses un rien empiriques, un autre enfin fournit de jour en jour les provisions de bouche, pour tenir : il râle un peu bien sûr, mais le projet lui plaît, il ne sera pas dit qu'au moins ces fous ne trouvent pas quelque mare tapie dans les premières profondeurs du sol.

L'eau ayant là une importance que ne saurait avoir encore l'or, d'autres ayant flairé la perspective, se mettent aussi à cette boulange, un peu plus loin. Parfois, en un tourbillon les uns et les autres en viennent à tenter de s'éliminer, façon souvent courante hélas d'envisager le les uns les autres, mais comme d'autres encore observent méchamment, les creuseurs nouent des connivences : chacun a en effet intérêt à poursuivre sa petite affaire sans trop d'interruptions. Que le meilleur gagne. 

Il arrive parfois qu'au milieu de l'armée des creuseurs, une petite équipe trouve une source et la canalise. Cette source bien sûr était là, dans la nature, l'homme ne faisant que manipuler la création, mais à proprement parler ne créant pas. La masse passive des autres qui observait, parfois ricanait ou même empêchait ou éliminait, argumente aussitôt : cette eau là est pour tout le monde, c'est évident, nul ne devrait en être privé, c'est de bon droit. La petite équipe qui a découvert la source qui maintenant jaillit et rend boueuse la terre, cela fait des années qu'elle cherchait et s'échinait, et maintenant tous ceux là qui n'y sont pour rien, veulent leur part. Si elle les laisse faire, l'eau bien vite sera souillée ; c'est qu'il faut veiller à préserver les puits, vieux souci de l'humanité. 

Forte de sa découverte, elle s'organise donc pour garder les abords de la source, et plus la source est abondante, plus il faut du monde. Ce bien, de l'eau au fond du désert, ne l'est qu'à condition d'y veiller, et point absolument. Il faut compter qui prend de l'eau et quand. L'homme qui a fourni inlassablement les provisions de bouche aux entêtés, veut un peu plus de cette eau là, laquelle n'aurait été découverte sans  son investissement. Les chercheurs eux aussi, affairés à protéger la source, et à en canaliser le flux, veulent à présent boire à satiété.  Les passifs  protestent, disent que l'eau étant à tous, il ne peut y avoir de privilège pour l'un ou l'autre. En gros, sans rien avoir fait avant, ils veulent qu'à présent le partage prenne la place de l'échange. 

Dans les faits, les investisseurs et les entrepreneurs n'utilisent pour eux même qu'une toute partie du flot mis à jour et canalisé. C'est leur bien, issu d'une longue persévérance et d'une secrète attente. Une bouteille prélevée dans un flot qui maintenant sourit à la foule des passifs, un peu moins désobligeants. Qu'on puisse les qualifier de voleurs, parce que  la bouteille est impressionnante et l'eau immense, c'est méconnaître qu'ils ne maintiendront certes pas le contenu de la bouteille dans le tréfonds de ce sous sol qu'ils ont manipulé si longtemps avec tant d'opiniâtreté, mais s'en serviront, fort d'une première réussite, pour désaltérer d'autres équipes en d'autres lieux. Comme l'on aurait du mal à penser un écrivain sans quelque stylo ou son succédané, l'on comprendrait mal qu'un investisseur-entrepreneur  vienne demander la participation d'autres possesseurs de bouteille, sans mettre lui-même quelques bouteilles en jeu. 

10:09 Publié dans Paradigme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, investir, entreprendre |

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