30.09.2008

L'impôt - Frédéric Bastiat

Je reprends mes lectures de Frédéric Bastiat, fameux économiste politique libéral du XIXéme siècle, doublé d'une plume remarquable à la verve ironique. Un plaisir en ces temps de confusionnisme aiguë. 

 Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, Chap. 3, L'impôt    (en cliquant sur ce lien vous aurez accès au texte original)
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27.09.2008

Une question de sujet

Un homme est accusé d'avoir laissé  partir sa femme âgée  atteinte d'un diabète incurable. L'euphémisme traduit mieux ce qui s'est passé et relève de vies singulières et privées. 

Cependant, l'Etat à la façon inquisitrice si française, organise un procès en correctionnelle et demande au vieil ingénieur de s'expliquer, sur le fait que cette fois là, comme il l'avait promis à son épouse, il ne soit pas intervenu une fois de plus. Ne devrait-on laisser aux pauvres douleurs privées leurs dignités ?  Mais l'Etat se targuant, encore un peu plus qu'une église, de définir ce que doit être en chaque situation l'exigence morale, intervient. 

"L'institution ne peut avaliser que quelqu'un laisse mourir son prochain, même par amour", dit le procureur commis à cette affaire. C'est quoi ce sujet, l'institution, où donc a t-elle des bras et des jambes, un corps et même une tête, où qu'elle pense cette bête là ? Nous avons sans doute, nous autres humains, quelque nécessité à nous organiser, nous regrouper, cela ne veut dire pour autant qu'il faille prendre nos désirs pour des réalités, là où il n'y a en vrai que des humains singuliers. 

On pourrait prendre cette phrase, avec sa restriction de champ, "même par amour" comme un vecteur, et l'appliquer à toutes sortes de situations connues ou imaginées.

Moi, face à de telles phrases, j'ai envie de cogner, de dégager ce fatras, voilà tout. Mais qu'est ce qu'elle peut bien en savoir  de l'amour, cette institution? Laissez donc en paix les gens, vous n'avez nullement la recette de la multiplication des pains, encore moins de la vie éternelle…

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24.09.2008

De la perversion clandestine...

 

Sur de grandes affiches dans le RER, pubs ciblées super bricoleurs. Pour Leroy Merlin. 

podcastVous pourrez trouver dorénavant, régulièrement, le podcast de Freephil, sur ce blog. 

 

Ce n'est là une maison de rêve, enfin du genre de celles qui si souvent ne passent le seuil du réveil, trop belles pour être tout à fait vraies de ce coté-ci des choses comptées juste, si ce n'est décomptées menues.

Au premier plan, quelque chose  donc comme une  maison « encarapacée ». Un toit en écailles, façon coquille de tortue, en plus gris, on aperçoit là dessous au travers de baies aux couleurs chaudes la persistance d'une vie douillette, un rien planquée, quelque chose comme une privacy recroquevillée. Et devant, un papa poule à la tondeuse consciencieuse, si peu vivant. C'est qu'on vend aussi tout ce qu'il faut pour la tonte chez LM. 

Juste derrière la coquille, en contrebas, des voies saturées d'autoroutes au moins en triple, forcément le vacarme.

En haut, la phrase: "Une maison qui se joue des nuisances sonores, ça vous dirait?"
Le PB, c'est que ceux qui "crèchent", tout au bord de ces lacis urbains gigantesques, ça fait souvent plus campement de fortune, non? Ou plutôt d'infortune… Point de roi ni de Merlin l'emboucaneur en ces merveilles de l'habitat civilisé, comme il faut bruissantes.

Quoique, cet abri sophistiqué antibruit, bien genre sans portes ni fenêtres, ça fait, comment dire, un peu splash...  Donc quelque chose comme une menace subliminale en ces temps de transition, en ces temps un peu disette. Une façon de surfer sur les peurs réflexes, si bien entretenues par nos exploiteurs-protecteurs aux gentilles ritournelles étatistes. Entre distributeurs en quelque sorte…


Ah, sacrés publicitaires, ça vous lâche vraiment pas, la perversion essentielle, ou un certain mépris pour ces zozos de consommateurs de la middle-class sur pente savonneuse. Faudrait passer à autre chose, parler enfin autre chose que le langage de la cible, non? Ca vous dirait ? 

Je sais, ce n’est pas ce qui nous occupe pour l'heure, quoiqu'il s'agisse là aussi d'immobilier, et de la façon dont des bandits ont vendu des baraques à ceux qui ne pouvaient acheter, jouant de cautions publiques, qui les dédouanaient de leurs responsabilités. Et les "acheteurs", eux-mêmes, n’ont pour autant à s’en trouver excusés.

Que chacun ait une part de l'information, et des parts extrêmement variables et jamais complètes, de plus sujettes aux narrations  et n'atteignant peut-être jamais au réel, soit. Je sais bien que Commerce, ce n'est ce que j'écris, dire merci avec, mais marchander avec. Mais cette coïncidence phonique n'est pourtant fortuite, elle offre une  belle perspective. 

Mais, si disposant d'une info que l'autre n'a pas, je m'en sers pour le gruger, alors de fil en aiguille, et par cascades successives, la confiance s'évapore, et bloque le libre jeu des échanges. Or c'est des deux cotés de ce savant business un peu torve, que de crédits subprimes aux taux changeants et non capés, en titrisation sophistiquée et mélangée de ces créances noyées dans des packages soi-disant garantis, l'on a copieusement trompé, se reposant sur des cautions étatiques déresponsabilisantes, auxquelles la manne récente de contingentement des créances pourries, va venir s'ajouter, aux frais du contribuable américain,  dernier acteur sommé d'éponger ces gigantesques malversations des hommes de la mathématique mesure. Phrase labyrinthique à la mesure de l'impression que produit la complexité abordée.

Il faudrait donc que cela se paie, et qu'on n'aggrave pas l'irresponsabilité, par de soi-disant encadrements protecteurs qui n'obligeront pas les bébés golden boys   à assumer réellement leurs risques. Epatpa, le papa protecteur quant à lui, se ferait un peu oublier, enfin modeste, que nous ne nous en porterions que mieux. Enfin, c'est un voeu pieu, et les appels à la surprotection fleurissent, comme on appelle un incendiaire pour effacer le feu. 

Quant aux richesses disparates des uns et des autres, et à la façon dont elles s'allouent, plus l'Etat intervient voulant imposer une redistribution d'autant minime que son intervention n'est sans coûts, plus il dédouane la société civile de la libre production des solidarités nécessaires à la prospérité des échanges. J'y reviendrai, et il ne s'agit ici de viser la maldonne stupide de l'égalitarisme béat, non point. Mais de la dynamique d'un marché ouvert, sans les collusions déresponsabilisantes des Etats… Et le jeu combiné des monopoles, publics et privés. 

Manipuler par les signes le chaland, jouer de ses ambiguïtés, de ses manques, de ses désirs enfouis, voilà ce à quoi s'emploie l'homme de la perversion essentielle, homme du biais. Croit-il vraiment à l'humanité d'autrui, ce singulier qui porte nom propre, ou l'autre n'est-il déjà plus qu'un objet ? En hébreu, et fort logiquement, chiffre et nombre ont part commune, (Missepare-sifra), ce qui les distingue c'est le mi, lequel renvoie au qui, pas au quoi. 

14.09.2008

Saint Pochtron 1er a eu une révélation…

Mais si, mais si, Grenelle les a inspirés, et ils ont encore des idées.. La petite dernière, taxer les vilains gobelets, et autres assiettes en plastique, les affreux couverts dont personne ne se sert en plus. Eh oui, c'est pas bien les potes, de grailler ou festoyer dans ces récipients là, pas écologique… 

Il  faut dire que vous n'utilisiez pas d'eau, ni d'énergie pour la chauffer, fluides taxables, et que vous jetiez le tout et les restes dans de grands sacs poubelles. C'est pas bien tout ça. Dorénavant, vous paierez un peu plus cher pour cet affreux incivisme écologique, post Grenelle. Enfin, il semble que ce n'est encore qu'une idée de Saint Pochtron. C'est vrai que c'est mieux de boire dans un ballon que dans ces gobelets incertains… remarque, heureusement qu'on l'a évité au budget, quoique l'environnement, y'a de quoi faire, nouvelle pompe à siphonner nos porte-monnaies. 

C'est vrai quoi, vous faîtes encore trop la fête, vous vous déplacez trop… faudrait tout de même pas vous prendre pour des apparatchiks en goguette, on n'en est qu'à la prix-troïka !

Allez je vous parle pas, pas encore, des médailles, autre éclair rectoral…

20:56 Publié dans Brèves, citations… | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : borloorinades, vaisselle jetable, taxes |

12.09.2008

Libertés et sécurité, Edwige 2

"Je veux une solution dans les tous prochains jours, avec une règle très simple: tout ce qui est nécessaire à la sécurité des Français, il faut le garder. Tout ce qui n'est pas indispensable à la sécurité des Français, il faut l'enlever", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un déplacement en Charente-Maritime. (aol infos)

Cadre apparemment admissible, mais infiniment interprétable. Quelques réflexions donc ci-après sur un mode plus ordinaire que mon précédent persiflage.

On ne peut effectivement imaginer une police sans des renseignements de qualité et tous les grands pays démocratiques disposent de tels fichiers. Mais pas d'a priori, dés lors que rien chez celui-là ne s'est révélé contraire aux lois en vigueur. En toute occurrence la traçabilité d'un citoyen engrangé dans ce fichier pour une raison précise dûment indiquée ne devrait cependant mentionner orientations sexuelles et santé, ce vers quoi l'on semble se diriger. 

Faut-il ficher ceux qui ont une activité associative ou politique quelconque ?  Oh que non, dans la mesure où celles-ci ne sont pas délictueuses ou potentiellement délictueuses. On comprendrait mal en effet que des activités démocratiques aient à priori à être surveillées par l'Etat. 

Quant aux mineurs, on ferait preuve d'angélisme en ignorant la situation de certains quartiers, et l'âge moyen des membres de certaines bandes. L'effacement du fichier, passé une période probatoire, pourrait effectivement constituer un contre-feux quant aux dérives possibles en ce cas.

Le zéro défaut étant bien peu constatable chez qui que ce soit, le droit à l'oubli doit plus généralement passer par divers sas de confinements puis d'effacement, réduisant les accès plus larges des personnels de Police. La présomption d'innocence étant première, en l'absence de jugement, il ne peut être question que l'Etat dispose d'informations privées et confidentielles sur un citoyen, passé un certain temps. D'autant que celui qui détient l'info peut effectivement la distribuer officieusement à bien des demandeurs, voir la monnayer. 

Plus généralement, il faudrait qu'un contre pouvoir légalement institué  et disposant des moyens adéquats puisse avoir un libre accès à la réalité de ce fichier et aux traitements opérés et possibilités de traitement, induits par ce système d'information constitué. Enfin un droit d'accès devrait  être institué pour le citoyen. 

Vu sous un angle libéral, la sécurité doit-elle être  entièrement confiée à l'Etat, comme l'une des fonctions relevant de ses pouvoirs régaliens, ou bien poussant plus loin le propos en des terres libertariennes, ne peut-on pas considérer qu'il puisse exister de la sécurité privée, en laquelle sous condition que la loi générale y soit respectée, l'Etat  n'aurait  directement mot à dire ?

Enfin, force est de constater sous cet angle, que l'Etat est lui-même à bien des égards un facteur d'insécurité, en ce qu'il perturbe en bien des endroits le libre échange des acteurs de la société civile lesquels n'ont en soi de prime abord à montrer leurs papiers ou à décliner leurs identités, suivant en cela l'exemple et la prudence anglaise, oh combien mieux démocratiques. 

 

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11.09.2008

En mémoire de Mildred Rose Naiman…

Elle s'appelait Mildred Rose Naiman, 81 ans et venait d'Andover, Mass. Le 11 septembre 2001, elle a péri lors du crash du vol 11  d'Américan Airlines sur le World Trade Center de New-York diligenté par les naziislamistes. 

Je ne sais rien d'elle, que cela, cette fin tragique, inadmissible. J'ai pris un petit bout de papier parmi les innombrables papiers qui volaient il y a deux ans, sur l'Esplanade du Trocadéro, où une manifestation avait été organisée par le MPCT .

Ce jour là, nous savons tous où nous étions lorsque nous apprîmes l'innommable crime. Ce jour là, la liberté a été atteinte en son coeur même. Ce jour là Mildred Rose Naiman, comme tant d'autres est partie brutalement dans l'horreur du feu. 

Ce qui nous arrive depuis est jaugé à cette marque là. De ce jour là bien sûr nous ne savons tout sans doute, mais les supputations de complot invraisemblables reprises par de lourds humoristes comme par ailleurs par tant d'anti-américains primaires, restent indécentes.

Ce jour là des totalitaires une fois de plus ont attenté à l'humanité toute entière. 

Ce jour là, vous êtes partie, Mildred Rose, et à cause de cela, la terre  s'est dépeuplée…  Paix à votre âme

 

11:40 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |

Bureaucrates

Retour au flot des papiers ennemis. Innombrables, quasi-incompréhensibles, déclinés sur toute la palette des injontions anonymes. Surtout , n'imaginez rien, n'inventez rien, que tout projet nouveau, fasse référence au déjà là du monde, nous y veillons et sans cesse nous renseignons...

"Culture" de l'imparfait au fond un peu jauni, et de la lettre torve, étouffoir à élans, le démon-cratique a fait fausse route dans le contrôle administratif. Là, même l'érudit est analphabéte. Les hommes du Château , innombrables, encartent tes jours,au nom d'une résolution introuvable qui voudrait que l'egalitarisme fût facteur de paix. Alors que la facheuse ronde du "les uns les autres" échange surtout ses interdits et autres chausse-trappes. Tout le contraire d'une société ouverte.

Demander à des bureaucrates de jauger des échanges, c'est demander à des incapables de"création " de juger de ce qu'ils n'ont jamais fait, c'est demander à des hommes de l'injonction, une culture du dialogue. Il n'y a alors qu'un peu plus de murs, croissance ininterrompue de l'ensablement.

Envoyé via Business Mail SFR

09:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

10.09.2008

Eclatement de la bulle verte

Un article de Dominique Garrigues, dans les Echos

Un peu tard mais mieux que rien, les éclairés écolos se rendent comptent de leurs errances… ? Ce serait si beau, mais le réchauffement fournira nombre d'occasion encore pour la bande à Bové, hélas…

19:39 Publié dans Brèves, citations… | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

09.09.2008

Où le renard n'est pas celui qu'on croit…

Lisez cet article de notre ami Vincent Bénard,  dans  Le Figaro, sur la crise des subprimes… remarquable

14:38 Publié dans Brèves, citations… | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |

Edwige, mais où es-tu ?

L'un des mes honorables correspondants ayant cru nécessaire de me faire parvenir la lettre ci-dessous, je me fais un plaisir de vous la servir en guise d'apéro de rentrée. Notre bonne vieille île du coq ne  saurait mentir, et nous constatons que les projets vont bon train, pour d'encartages en siphonnages, nous accompagner en cette rentrée qui fleure bon les élans attendus.  Mais ne craignez rien, puisqu'on vous dit qu'il y a un pilote dans l'avion, et même pléthore …

Mais trêve de persiflage, voici la lettre auquel cet Aphasie Nyctalope a cru bon de joindre une lecture.
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Ses propos n'engagent que lui, évidemment.

 

Très chère Edwige,

Je me suis inquiété, n'ayant eu de nouvelles de toi de  tout l'été. Je savais bien que tu  faisais une petite échappée  avec Nano, Mama et sa cour, mais tout de même, t'aurais pu m'appeler. Tu sais bien, nous autres, quand on s'inquiète c'est tout simple, ceux qu'on aime ne font signe et alors c'est fou comme le temps s'écarte, s'écarte, pas une seconde qui ne passe…

J'ai même été fâché, je te le dis, nous autres qu'étions à tu et à toi, y'a pas même un an, et maintenant que vous faîtes les bellâtres, on peut même plus vous joindre ! Je sais bien les dorures, les suites innombrables,  tout le reste… mais tout de même vous pourriez !
Enfin, maintenant, avec cette bonne vieille lettre, "vieux style" comme disait Beckett, j'espère que tu me répondras.
C'est que j'ai appris que t'es promue, et qu'ils vont te farcir la tête de tout ce qu'on fait, enfin  nous autres qui bougeons un peu, parfois…
T'es vraiment sûre que tu vas supporter Gigie ?

Imagine le nombre de  clampins  un  peu républicains qui se réunissent, et même parlent, imagine !  Oh certes y'en a bien moins que  de ces péquins aux regards aussi fuyants qu'affairés qui hantent nos belles rues animées, mais tout de même ! T'imagines les bugs ma belle, et  toutes les tartinades que tu vas être obligée de te taper en suivant la vie des autres ? Je préférais  vraiment tes cheveux au vent et tes petits chapeaux élancés, à ce vieux bonnet rouge…

Je sais bien, qu'il faut pister les tarés de la verdure introuvable, et leurs idées géniales nées dans les vents de sable, qu'il faut juguler l'énergumène oumasculé  avant qu'il ne s'imagine rejoindre les soixante douze petites,  mais c'est bien pour ça, que vous vous êtes tous réunis à Lavoila  avec la bande à Momo, non ? Du reste, j'étais content, Momo il n'est pas d'accord avec Mama, vasi Momo, dis le le lui !

Encore !

Y z'ont  toutes les  infos, les Lacaste! Tu sais dans leurs cercles innombrables lorsqu'ils s'échangent des notes de bas de page. Partage de l'info entre gens de bonne compagnie, ça s'appelle. Quant aux hurluberlus à drapeaux rougeoyants, et slogans ignares, y'a longtemps qu'on sait qui c'est, et le gisement tout doucement va finir par se tarir. Les fichiers, y'a que derrière le petit écran qu'on croit parfois qu'ils ne se rencontrent pas. Je te le dis ma Gigie, Pas besoin de la grande esgourde qu'ils veulent te greffer  ! Surtout que ça va coûter un max, cette opération et tout le suivi !

Du reste, je ne comprends pas bien en quoi je serais mieux en sécurité s'ils amassaient  dans ta petite tête, ne serait-ce que tout ce que j'ai fait, dit ou rencontré, je te dis pas! Vu qu'il y a d'autres zig et ziguettes dans mon genre, comme tu le sais fort bien déjà, tu te rends compte de la galère dans laquelle  tu t'embarques, ma pauvre Gigie ?!

Quant à Mama, je l'ai entendue dernièrement, toujours aussi fan de l'autre grand. Elle parle de modèle français,  rien que ça!  Moi j'ai pas bien compris pourquoi dans les réunions avec les canards et les flamants roses, tout le monde pouffe de rire, quand ils s'approchent et cherchent à le refourguer, leur fameux modèle. Je suis pas sûr du reste, que s'il était encore là, le vieux, qu'il leur remonterait pas les oreilles avec la grandeur et tout le tintouin, histoire qu'ils passent à autre chose, au lieu de tout bouffer sans rien nous laisser.

Tu devrais lire Le terrier, ma pauvre Edwige, si, si, une nouvelle  remarquable de Kafka, labyrinthique, je t'assure. Allez refuse, refuse ma belle, te laisse pas réduire à tes esgourdes. Je sais, elles sont grandes mais quand même.

Je sais pas si tu as déjà remarqué, Widgina,  l'anagramme de signe c'est singe, une vieille histoire de mains. Ca doit être pour ça que je les retrouve si vite dans le fond de mes poches, à racler de la poussière d'euros. C'est qu'ils en ont des idées tes copains, déjà pas moins de trente taxes, et comme les vaches, comme le disait le grand Alain, c'est pas nous, y' vont finir par nous foutre à poil !

Ton dévoué. Bacio tutti.

Aphasie Nyctalope

13:38 Publié dans Chroniques de l'Ile du coq | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : edwige |

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