08.01.2010

SARKO TAXO, SARKO DINGO

Il est merveilleux ce Président. Ne faisant certes pas ou bien peu, ce à quoi il s'était engagé, encore bien timidement et non sans ambivalences, il ne cesse de se démener en interventionniste. Répliquer notre fameux modèle à la terre entière sans doute, mais le monde rit quelque peu de cette activisme d'un autre âge.

Donc, notre prodige vient  de livrer sa dernière trouvaille, ben voyons, taxons Google, ce concurrent irrévérencieux qui rend la France non-maîtrisable et offre à des millions des libertés que l'Etat serait bien en peine d'inventer. Outre que l'idée témoigne d'une compréhension exceptionnelle de ce qu'est la révolution numérique, son fidèle porte flingue ayant sans doute aidé à l'appréciation du phénomène, on imagine bien la formidable administration qu'il faudrait encore pour taxer Google. Mieux vaudrait remiser l'idée hadopi X avant, juste un petit conseil, Monsieur le Président…

La suite bientôt… pas le temps aujourd'hui, mais comptez sur moi !

10:23 Publié dans Chroniques de l'Ile du coq | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

Le huit a la couleur de l'infini

Le huit lorsqu'on le couche symbolise l'infini, ce qui ne finit, n'a pas de limites, mais aussi ce qui dans le fini, défait sans cesse le fini, comme la respiration d'un dire qui viendrait débusquer la trop grande présence, étouffante, du dit, déferait en un écart la certitude d'une réponse, ramènerait à la question, sa clôture oratoire.

La fiction c'est le cercle, la vérité la spirale. Qui donc peut se targuer de maîtriser cette dynamique, en dire l'avenir absolument, lorsqu'une multitude d'interactions nécessaires ou contingentes interviendront en divers points ? Ce qu'on observe au plan des phénomènes physiques, et dans une même condition d'expérience de l'un à l'autre (si cependant l'on n'introduit pas ici l'infinitésimal d'une approche quantique), permet d'élaborer des lois, de vérifier une théorie, mais rapporté aux humains, la geste scientifique qu'on retrouve dans  les sciences humaines rate l'infini singularité qui de l'un à l'autre rend non maîtrisable l'espèce humaine. D'où qu'il n'y a d'intérêt en toutes ces sommes en sciences molles, qu'au moment où la subjectivité d'un regard singulier affleure, dans les témoignages recueillis tels quels, ou encore lorsque le grand manitou se laisse aller à tresser un récit, qui n'est jamais que son récit. D'où que la littérature, s'en tenant le plus souvent hormis quelques exceptions, à l'exposé d'une subjectivité travaillée vaut bien mieux que toutes ces sommes pour que s'échange de l'un à l'autre, ces regards qui enrichissent de questions. Autrui est une question et en cela il m'oblige.

S'il n'est donc possible de maîtriser ne serait-ce que l'instant d'après, la propension un rien démentielle que nous avons ici à vouloir tout dominer, manque d'une certaine façon à l'exigence de vie. Il faut, certes, du marécage, faire un terrain enfin labourable, et nous en sommes à de bien autres infinis,  mais cette pulsion de maîtrise, et ce qu'elle implique, tend à se retourner contre nous. Il serait donc temps qu'au plus loin des préjugés qui ruinent le débat avant même qu'il s'instaure, nous réfléchissions en termes d'orientation, j'oserai dire de spiritualité. Ceux qui croient encore que l'imposition des mains de l'Etat peut tenir lieu de quelque viatique éthique dédouanant, se gourent. C'est en restituant à chacun sa liberté que la responsabilité, en laquelle résonne déjà réponse, que l'éthique peut progresser, pas en la confisquant sous divers prétextes et en la monopolisant du coté d'un Etat démesuré. D'autant qu'aucune économie administrée n'est crédible en termes de résultat, nous ne le savons que trop.

Il s'agit aussi, et je ne cesserai de le rappeler à mes amis libéraux, de faire beaucoup mieux pour faire entendre ce qu'est vraiment la liberté, ce qu'elle peut amener, y compris et tout d'abord au plus démuni. Il s'agit de retrouver le sens de l'autre par delà l'individualisme démocratique, et sans verser de nouveau en quelque grand soir, où la solidarité s'éteint déjà irrémédiablement. Il s' agit d'entendre ce que nous lègue notre langue, où solidaire prend racine dans solide, lui-même contenant sol. Il s'agit donc d'ouvrir des chemins de traverse, de produire des réponses effectives, de libérer les passages des divers octrois qui les obstruent et les enfument. Cela commande de restituer à la société civile ce qui lui appartient en propre, de la libérer des entraves qui restreignent la possibilité de chacun de jouer sur les marchés  (comme s'il y avait besoin d'être estampillé école de commerce, pour entreprendre !). On comprend bien du reste pourquoi certains, malins, ne protestent guère devant l'ineptie de l'os à ronger égalitariste, donné en partage aux plus pauvres, et financé par la classe moyenne rivée à des limites d'autant étroites : ceux-là ainsi se réservent le marché, monopolisant des situations. C'est cette organisation napoléonnienne, ses restes dévorants,  dont il nous faut au plus vite nous extirper. Et bien évidemment, on ne peut faire confiance ici à ceux qui en bouffent, et qui rivalisent d'imagination pour produire les exceptions et autres niches qui les exempteront de la prétendue loi républicaine. Au reste, comment même défendre la partition entre droit privé et droit public, comme si ici l'on n'était là déjà plus tout à fait homme, mais quelque demi-dieu de l'aéropage auquel il convient d'octroyer des faveurs exceptionnelles. Que chacun soit reconnu, et au moment voulu, en son apport, son excellence, son mérite, oui, mais il ne convient de tresser de ce point, un tissu privilégiant, matrice à monopole.

C'est donc une nouvelle année, façon calendrier chrétien, ou civile pour d'autres. Et je vous la souhaite, ouverte, heureuse, apaisée, inventive, à la mesure de vos quêtes et désirs. A bientôt j'espère. Nous sommes les seules mesures de ce qu'elle sera, presque…

 

 

09:18 Publié dans Paradigme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

30.11.2009

Vaccination collectiviste

Devant la chronique de la pandémie annoncée, la solution française a été résolument étatiste. C'est bien connu, les Etats nous protègent même des virus. La solution de distribution des vaccins a été programmée publique, dans des centres de vaccination publics, selon une logique d'économie administrée. Aux dernières nouvelles, devant l'afflux, on envisage même de mettre dans le coup les médecins militaires.

Exit pour l'instant les médecins de famille,  ces vilains médecins libéraux, qui peuvent avoir leur appréciation de la chose et choisir en conséquence. Le prétexte avancé : cela coûterait plus cher à la sécu, ce qui reste évidemment à voir dans le détail et n'est en rien si certain.

En attendant le trou endémique de la sécu tient surtout aux structures publiques, hôpital en tête dont on sait l'excellente gestion et les performances avérées… Mais il ne se peut que papa soit le plus mauvais, inconcevable voyons !

Les généralistes, menu fretin de l'ordre glorieux, ne peuvent avoir l'appréciation, et puis la statistique serait rendue plus hasardeuse, comme si un site, monté en deux jours, ne pouvait suffire à répertorier les vaccins administrés…

Quant à la vilaine grippe, cousine de l'espagnole qui fit autrefois tant de ravages, le nombre de victimes dépassant même celui de la fameuse grande boucherie, prélude à d'autres grands raouts nationalistes, on se demande pourquoi de telles dépenses, s'agit-il juste de précautions ou bien y a t-il là quelques motifs cachés plus inquiétants ?

En attendant, nombre de nos contemporains inquiets, s'agglutinent en files interminables, attendant, parfois plusieurs jours, le vaccin miracle. D'autres il n'y a pas si longtemps plus à l'est, pourraient  peut-être fournir le mode d'emploi aux plus malins, pour les coupe-files et autres combines permettant de gagner des places ? Nous ouvrons le forum…

08:15 Publié dans Chroniques de l'Ile du coq | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

24.11.2009

Petit exercice de lecture comparée

Effeuillant les nouvelles via le net, Le Figaro titre "Peu de pays taxent autant leurs entreprises que la France". Sur la mailing lettre reçue quotidiennement comme d'autres sources bien pratiques, à la place d'entreprises, "sociétés", dont la polysémie trace des voies de cause à conséquence qu'on n'éludera pas ici pour l'instant.

 

Il s'agit de la pression fiscale, impôts, taxes, et cotisations sociales patronales, cette bizarrerie : elles "absorbent 65,8% du bénéfice avant prélèvements d'une PME type de 60 salariés, ayant une activité de fabrication et de distribution". L'Allemagne, notre voisin et partenaire a un taux juste au dessous de 50%. + de 25 % d'écart, une bagatelle quoi ! laquelle pourrait bien expliquer quelques écarts de compétitivité, entre autres indicateurs florissant dans l'Ile du coq. Comme quoi, la suppression de la taxe professionnelle, serait un minimum, toutefois si elle n'est pas relayée en pire  par quelque autre "invention" de Bercy…

L'étude de PriceWaterhouseCoppers(PWC) pour la Banque Mondiale, classe donc la France dans le bas du tableau, 165 éme place sur 183, une vraie consécration de cancre ! Avant l'Italie cependant. Ouf !

En gros on essore le bénéfice,  et il reste pas grand chose, quand il y en a, à se partager pour la prise de risque et tout le boulot qui va avec, conséquent… Voilà pourquoi sans doute, tant de PME fleurissent en ce beau pays de France. Le pays est mieux classé selon d'autres critères (temps passé à déclarer et payer, nombre de paiements à effectuer) : à la bonne heure !

 

On veut bien sûr en savoir plus, alors on clique sur le lien qui suit "Résumé de l'étude de PWC", lien qui nous ramène invariablement à la page d'accueil du Figaro sans autre résultat. Au secours Google ! On obtient d'autres liens, notamment ceux renvoyant aux Echos, où selon le vieil usage casuistique on note vaillamment le verre à moitié plein, mis à part que l'attractivité fiscale ne saurait égaler l'autre moitié plutôt vide, enfin pas pour tout le monde, de nos joyeux résultats.

 

Les belges qui font un peu mieux, 150 éme s'inquiètent haut et fort de leur calamité fiscale, l'Ile du coq parade malgré tout : il y a toujours quelque point de bien qui traîne dans le mal, et notre bonne vieille fille aînée entend saisir la balle au bond… La 23 ème place sur 27, ce n'est pas bon constate notre courageux petit voisin. Si j'ai bien compris, puisque l'Italie fait pire encore, ça veut dire qu'on doit être le 26 ème. Et pour sûr qu'on va accentuer encore la pression avec tout ce qui se prépare de grandiosement étatique !

 

Allez j'ai retrouvé l'étude de PWC, petits cachottiers va. Si, si on y est, dans le bas du tableau… Ah les bug… ça glisse comme les mots entre les pattes des journalistes. Chut, chut pas trop fort, on pourrait nous entendre. Décliniste va !

09:51 Publié dans Chroniques de l'Ile du coq | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |