24.05.2009

L'ESB enfin dévoilée

Peu de loisir ces derniers temps pour bloguer. Cependant il y a de quoi et autour de mon sujet favori, cela se bouscule. Entre la proposition quelque peu saugrenue et vite mise au placard, de transformer les principaux en OPJ, au mépris d'une nécessaire séparation des pouvoirs déjà si mise à mal, l'annonce d'un corps de troupe, genre RAID version scolaire, censé calmer collèges et lycées, et les incivilités qui s'y développent, pour rester dans l'euphémisme, ça s'est  déchainé du coté de la caste. C'est que ça pense, dans les bureaux.

Il est vrai ça ne pense  pas jusqu'au bout, mais que voulez-vous, ils ne vont tout de même pas se faire hara-kiri, et tant qu'on fermera pas les guichets, ils continueront leur spectacle éculé, craquant le fric de citoyen pour une école qui n'est qu'un erzats.

Soucieux des progrès du lexique, j'ai cependant eu le temps de dépiauter l'acronyme bovin. Ca y est j'ai trouvé son génome ! Egalitarisme Subordonnant Belliqueux, et il y a bien sûr des réplications, et des variations dans ce grand machin coquelet, l'Egalitarisme Socialiste Baveux, ou encore l'Equitarisme (façon qu'à la bête de masquer ses miasmes) Sybarite Bové, la version développement durable, très tendance, du célèbre prion.

L'Ile du coq, protégée qu'elle est par le syndrome de Tchernobyl et quelques autres spécialités qui font les merveilles de notre si beau pays, n'a rien à craindre, elle prendra le train en retard, pas grâve, on gardera nos énarques et quelques autres du même tonneau, c'est le principal. Je ne suis pas sûr tout de même qu'on s'ennuierait sans eux…

Bon pour le sujet de l'école à libérer, c'est pour bientôt. Je vous raconterai après un petit stage de rappel, et le plan d'attaque, sur les rails.

 

 

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21.04.2009

Un coq si courageux…

Amérique, Israël, Italie, Allemagne, Pologne et Pays-bas ne se sont joints à à la conférence de  Genève, qu'on nommait par prémonition Durban2. C'est fait, et même si les ambassadeurs ont quitté la salle, il reste que le français, ce qui nous occupe ici, était dans la salle, lorsque Ahmadinejad, ce fameux démocrate,  a dans un discours fleuve assimilé Israël à un Etat raciste, accusation intolérable et inadmissible annonçant mal quelque décennie de paix à venir.

Certes, ils l'ont quitté cette salle, mais leur simple présence  à la conférence sur le racisme appelait le dérapage, dont le susdit et quelques autres, tous d'incroyables humanistes et d'inénarrables justes, s'est  fait une bruyante et intolérable spécialité.

Les tchèques ont claqué la porte définitivement, merci, mais les français et les anglais, après protestation, seront de nouveau là aujourd'hui. Quel courage ! Les rodomontades de Sarko (promis-juré on ne négocie avec l'Iran) n'empêchent que le gouvernement d'Obama, pourtant voulant pratiquer une ouverture raisonnée envers l'Iran, s'est refusé lui  derechef à cautionner de sa présence la pantalonnade fielleuse annoncée du satrape persan, celui là même qui fait pendre haut et court au bout de grues, de pauvres jeunes filles violées devenues par les vertus du  droit islamique de vilaines adultérines bien sûr en ce cas passibles de telles peines… On peut tendre au projet de paix perpétuelle kantien, sans être à ce point naïf face à de si grands civilisés !

Je sais bien, M. Kouchner, que la diplomatie ne s'accommode que fort mal de la protestation éthique et surtout des gestes concrets qui iraient avec, mais tout de même n'auriez-vous pu quitter définitivement cette salle où aucun officiel français n'aurait dû entrer, et ne devrait être présent aujourd'hui, d'autant en ce jour de YOM A SHOAH en souvenir des six millions de victimes juives ? Ca aurait  bien été le moins pour un pays dont la politique alors ne fut à tout le moins exemplaire.

07:42 Publié dans Chroniques de l'Ile du coq, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : racisme, iran, durban 2 |

15.04.2009

Vers des écoles interactives

Je fais lien ici avec l'étude que j'avais produite, du temps où je m'occupais de la formation d'AL. Une étude sur les écoles de demain ( Vers d'autres écoles en deux parties republié aimablement  sur le blog de la convention de la gauche moderne ou ce qui se fait de mieux de ce coté là  de l'échiquier politique façon ile du coq, pour passer enfin à autre chose)

Thème que je poursuis ou qui me poursuit, va savoir; Condition sine qua non du passage à une économie des compétences, plutôt qu'à celle-là plombante, d'autant en certaines situations bien connues qui résument toute l'erreur française, si bien en chaire, l'économie des complaisances. 

Cela viendra dans un recueil, un livre si l'on veut, mais un livre c'est autre chose mieux libéré encore, suspendant l'excès du dire. En un tout autre espace. 

Comme je me débats avec ce parcours démentiel qu'on impose à quiconque veut aller au bout, entreprendre en ce pays jaloux, comme c'est décidé, ça passera, même si la crise, les deniers absents, les traites béantes, les chiens de garde qui de ce coté)-ci de la banque rançonnent encore, même dans le moins, je laisse ci-dessous un  texte écrit récemment sur ce sujet, lequel fait le titre de ce post. 

 

Vers des écoles interactives

 

La date est incertaine : dans  dix ou vingt ans, peut-être plus encore, on rêverait de moins.  Enfin mieux européens, nous avons appris ici  à apprécier le pluriel, et il ne vient plus à l'idée à personne de dire l'Ecole comme si celle-ci devait être unique.

Aujourd'hui, à  l'école des géographes du Grand Paris, A… va suivre en direct avec les sites de Portonovo au Bénin, de Bassano del Grappa en Italie, Récife au Brésil et Chandernagar en Inde, un cours d'économie comparée sur l'Action humaine de Ludwig von Mises, le célèbre  économiste autrichien. L'on y vérifiera encore une fois, l'illusionnisme de Keynes et consorts, ceux-là mêmes qui régnèrent si longtemps jusqu'à la grande crise des bulles. Il est prévu des travaux pratiques exigeants pour la suite.

Marine quant à elle, après sa matinée musique,  à la maison en compagnie de Carole et Rachel, filera rejoindre  le groupe de Vilnius, en visite pour un mois à son Lycée Fréderic Bastiat.  Six mois de rencontres sont prévues sur trois ans, et le reste du temps, communication via le net : de quoi faire plus que se croiser. La pratique est courante, et les moyens de communication aidant, le monde est l'horizon,  par delà l'Europe,  notre vaste terrain de jeu.

Depuis huit ans maintenant que les écoles sont libérées, formidable cette diversité des offres, cette inventivité en termes de contenus et d'alliances, de programmes et de rythmes, de suivi et d'horaires. En interaction avec les entreprises, elles  ne se contentent pas de les présenter, elles sont elles-mêmes des entreprises autonomes  sans cesse innovantes, libres d'embaucher qui elles veulent sur des listes d'aptitude ou même au delà. 

Chacun par ailleurs  choisit périodiquement sa formule  et la règle au moyen de chèques éducation, des dépenses supplémentaires plafonnées étant en partie déductibles de l'impôt à taux fixe de 16 % instauré il y a six  ans lequel va passer dans deux ans après réduction drastique de la dette publique, aux 12 % prévus,  et bien suffisants.

Le suivi personnalisé et l'évaluation détaillée  comme la mutualisation intelligente de ressources de qualité associée à une formation continue régulière de tous les professionnels intervenant à un titre ou un autre dans le processus d'instruction, sont maintenant au principe de la plupart des offres scolaires et de formation de tous niveaux, privées et publiques. 

Celles-ci privilégient le temps utile, le souci de la différence et de l'excellence, et combinent  tour à tour apprentissage, saine concurrence, et compétition en chacune des étapes proposées. L'on n'oppose pas ici pragmatisme et humanisme, on les conjugue. Il faut aussi qu'à un talent puisse correspondre ou se proposer un métier ou plusieurs.

L'Etat à présent  se contente seulement d'instituer deux évaluations nationales à 12 et 16 ans, dont la mise en oeuvre sans cesse améliorée est du reste  déléguée  sur appels d'offre à des entreprises et  associations spécialisées.  Veillant par ailleurs  au respect des droits fondamentaux,  il prévient vigoureusement toute dérive  intégriste  et la met hors-jeu. Pour le reste il n'intervient plus à tous propos mais laisse faire, arbitre en dernier recours surtout pour que reprenne le jeu. Les canards boiteux disparaissent inexorablement. Ainsi la confrérie globale, laquelle avait tant sévi du temps de la massification,  a perdu l'an passé après deux ans de sursis,   son dernier apprenant. Dorénavant, chaque élève, ce beau mot à la résonance un rien hébraïque,  fait consciencieusement ses gammes et arpèges, et pas un qui ne sorte sans manier sa langue, et même une ou deux autres. La littérature, jeune rescapée, ne s'en porte que mieux. Et les mathématiques voient leurs énoncés autrement mieux décryptés.

A… compte intégrer dans deux ans, le programme "excellence et diversité des cuisines européennes" de  l'Université franco-britannique.  Quant à Marine, fervente admiratrice de l'oeuvre d'Alain Madelin, je crois qu'elle va opter pour l'Université des cinq continents et son programme "droits naturels et législations, l'impasse des droits à". Mais elle n'arrêtera la musique. N…, lui,  a fait une pause et voyage,  on ne lui en tiendra rigueur bien au contraire :  on veut de ces intelligences forgées en réalités, on a besoin avant tout d'entrepreneurs, au sens large, ces artisans qui d'un petit rien tressent des chemins praticables. 

 

Ce sont les écoles et les universités, associées ou non  entre elles, qui élaborent parcours et diplômes de leur choix, et même si au final, bien des pneus se ressemblent un peu, la diversité toujours créatrice est ici au rendez-vous. Il n'y a cependant plus de concours, tout se passe par examen comme ailleurs, et à tout âge.  Du reste,  il ne viendrait plus à l'idée de personne de se croire propriétaire de la place qu'il occupe, et ayant enfin appris des américains, nous prions partout le meilleur de circuler périodiquement ; c'est devenu une habitude,  et  à tous les étages.  Personne ne s'en plaint, la réussite étant ainsi jouable pour chacun au mieux de son optimum :  lapin, lièvre, grenouille ou belette, même la pierre a ses chances. Quant aux secondes tigres elles font l'admiration de tous.  Le classement de Shangaï en atteste, nous sommes revenus parmi les meilleurs, nos Nobels du reste le confirment.  

Gérées par les grandes régions ou parfois par de grandes communes, les écoles publiques sont  cependant encore majoritaires.  Elles s'associent même entre régions européennes ou à des réseaux privés. Saine concurrence. Ainsi La région Midi-Languedoc déjà baguée à la grande Catalogne, s'est jointe récemment  au Bade-Wurtenberg, et au réseau européen des écoles privées d'ingénieurs, pour créer une filière multisites :  Nanomatériaux et maisons "intelligentes",  à l'Université européenne Friedrich  A Hayek.

La France, non plus que d'autres identités ne s'est pourtant diluée, bien au contraire : par le vent des dialogues, elle a repris pied et peu ricanent désormais.

Les  politiques, eux,  ne cumulent plus les mandats, et  des  périodes de jachère sont  obligées :  l'honneur conféré à ces délégations de haute volée ne s'en porte que mieux.

Le monde est toujours plus complexe et pour cela nous veillons au mieux à  faire place à temps à chaque intelligence au plus proche de ce potentiel si fragile que chacun porte en lui, mais nous acceptons aussi qu'en ce pays, les feuilles puissent ne pas avoir de fruits… comme le disait René Char. L'on ne saurait dorénavant se laisser déposséder de son potentiel de partage, sans quelque indignité, et tout,  au plus près s'échange ainsi bien mieux efficacement.

"Soyons enfin clairs". Ce qu'on veut vendre, on ne peut le présenter à la dérobée, déjà enrobé de motifs contradictoires. Le libéralisme, dont notre pays n'a de pratique que marginale, tant tout toujours y est d'abord encadré, répertorié, surveillé donc, le libéralisme et son infinie conjugaison de la liberté et de la responsabilité en chacun,  ce génial principe d'auto-organisation dynamique est le seul avenir démocratique et économique  à cultiver comme la seule porte de sortie par le haut du reste.

Face à  l'économie des places et son détestable pendant faussement compensateur, l'os à ronger de l'égalitarisme, osons enfin l'économie des compétences ouverte, changeante, imaginative.

Et ainsi, toujours mieux, par ce changement de paradigme, nous conjuguerons  nos champions déjà existants  à d'autres enfin libérés du glacis bureaucratique et qui manquent pour l'heure dangereusement à notre avenir.

 

PHS

 

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07.04.2009

Vive la jeunesse moldave




On ne doute que même voulant rejoindre l'Europe, ces communistes restent communistes. Et les jeunes moldaves font bien de protester énergiquement, ne voulant du rab avec ces tocards. Quand donc en finira t-on avec les restes de ce totalitarisme ?

18:53 Publié dans Brèves, citations… | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : moldavie, vive la jeunesse moldave |